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Archive pour 9 janvier 2008

François Nourissier : à défaut de génie, la vie

Mercredi 9 janvier 2008

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François Nourissier, novembre 2005 © Serge Picard.

Il s’éloigne. Il le dit très élégamment dans une lettre adressée à sa grande amie Edmonde Charles-Roux que le Figaro reproduit ce matin. François Nourissier, 80 ans, a choisi hier de quitter l’Académie Goncourt, où il siégeait depuis 1977. Non, ce n’est pas la lassitude, ni le règlement nouveau imposé par la présidente, Didier Decoin, Jorge Semprun et le dernier venu, Bernard Pivot, mais des raisons familiales (la perte à quelques jours d’intervalle de son femme et de son fils) et de santé (la fameuse Miss P., entendre Parkinson) qui le contraignent à la démission.
On ne naît pas académicien, on le devient. Dans une belle interview au même Figaro, il dit son « cœur lourd », sa grande fatigue physique, ses sentiment mitigés de toutes ces dernières années, avec la même truculence qu’il mettait à faire trembler la République des lettres par ses chroniques à chaque rentrée dans le Figaro Magazine. C’était la pluie ou le beau temps pour les écrivains, les maisons d’éditions en quête de la prestigieuse et pourtant si décriée récompense. Sur lui, le pape des lettres françaises, on a tout écrit, de sa fameuse chemise « cajoleries » où il recensait, soi-disant, tous les manquements et autres égratignures des écrivains et journalistes à son endroit jusqu’à son amitié récente et son combat pour l’oeuvre de Michel Houellebecq. A lire aussi, pour se faire une idée de la vie de l’homme à la grande barbe blanche, sa belle autobiographie « A défaut de génie », paru aux Editions Gallimard en 2000.

www.lefigaro.fr
www.lemonde.fr

Helsinki Kiasma : Carnegie Art award 2008

Mercredi 9 janvier 2008

L’exposition est désormais terminée mais le site internet remarquable du Carnegie Art Award donne un bon aperçu des oeuvres et présentent les interviews des artistes. A la manière du britannique Turner Prize et du très français Prix Marcel Duchamp, les Carnegie Art Award ont été créés en 1998 pour promouvoir les artistes nordiques et soutenir les créateurs nés ou vivant en Islande, Suède, Norvège, Finlande et Danemark.
La sélection annuelle des artistes, sans considération de nationalité et de discipline, par un jury de professionnels donne lieu à une exposition itinérante, un catalogue et un film documentaire tirant le portrait de chacun des artistes sélectionnés. Cette exposition avait lieu cette année au Kiasma, beau musée d’art contemporain d’Helsinki et offrait un formidable état des lieux de la création contemporaine nordique
Tout n’est pas, on l’imagine, du même talent, alors, on distinguera, au fil de la visite – qu’ils aient ou non reçu un des prix du jury : la vidéo de Jesper Just, les sculptures bouleversantes de Vesa-Pekka Rannikko, les mélancolies aquarelles d’Anna Tuori, les intérieurs lumineux de Pertti Kekarainen. Et encore les fashion-victimes de pâte à modeler de l’étudiante Nathalie Djurberg, les tableaux époustouflants de réalisme de Thorbjorn Sorensen (photo), d’autres intrigants tableaux à la chaise de Jarl Ingvarsson, et enfin, en clôture l’installation toute en fureur noire et blanche (quis furoro cives / Why this anger citizens) de Gardar Eide Einarsson…

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© Thorbjorn Sorensen

www.carnegieartaward.com

Hillary Clinton : the come-back girl

Mercredi 9 janvier 2008

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© Reuters

Finalement que comprenons-nous des élections américaines ? L’excitation pro-Obama était grande hier soir dans les médias français. Les discussions de lounge-bar allaient bon train sur la formidable percée du sénateur de l’Illinois. Reléguée, la famille Clinton, au rang des antiquités démocrates. Le Monde nous racontait la passion d’Obama pour le basket-ball et tenait le fils Noah pour l’un de ses plus fervents supporteurs. Hillary Clinton n’intéressait plus personne. Elle n’incarnait pas le changement souhaité par les démocrates américains. C’était entendu : malgré le retour de Bill auprès de ses plus proches conseillers, elle n’avait pas su gérer son rôle de favorite des sondages, qui donnaient le matin même Obama victorieux avec plus de dix points d’avance. Nous avions tout faux ! Ce matin, au réveil, Hillary Clinton avait repris du poil de la bête, distancé Obama de deux points et ainsi relancé le suspens ! Les mêmes experts, en plein rétro-pédalage, balayaient devant leur porte mais déjà se lançaient dans de nouvelles théories (les Clinton, rois du come-back) qu’il est prudent d’écouter avec circonspection…