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Archive pour 18 janvier 2008

Sur la route de Jari Silomäki

Vendredi 18 janvier 2008

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© Jari Silomäki

Il y a du Duane Michals chez Jari Silomäki qu’on tiendrait volontiers pour un excellent compagnon de voyage. Né en 1975 à Parkano en Finlande, après des études de photographies, d’art et de design, Jari Silomäki vit et travaille à Helsinki. Découvert dans le cadre de l’exposition « Nature of the evil » au Musée national de la photographie d’Helsinki, il a déjà derrière lui une œuvre exposée en Italie, Hongrie, France, Grande-Bretagne, Suède, Australie dont le caractère ludique ne doit pas faire perdre de vue que nous sommes en présence d’un vrai artiste, doublé d’un poète photographie. Le cheveu bouclé, la barbe de quelques jours en broussaille, il arpente le monde comme ses photographies puis vient les commenter d’une phrase poétique et sensible. Un autre photographe finlandais à découvrir !

www.jarisilomaki.com

Philip-Lorca diCorcia : 1000 !

Vendredi 18 janvier 2008

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Wellfleet © Philip-Lorca diCorcia

1000 ! 1000 photographies merveilleuses de Philip-Lorca diCorcia, rassemblées en un bel album de papier-bible par les éditions Steidl. Et rien à jeter. Paysages américains, quotidiens de passants, objets et scène de vie quotidienne : le temps suspendu d’une fraction de seconde que le photographe rend gracieux, irradie d’une lumière nouvelle comme un hymne à la vie sans romantisme, ni lyrisme.

Thousand, Philip Lorca-diCorcia, Steidl Editions.

François Mitterrand : les armoires vides

Vendredi 18 janvier 2008

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© Institut François Mitterrand

Qu’il est loin, le temps où la Fondation France-Libertés prospérait à l’ombre de la République, administrée par le généreux Pierre Bergé. Seraient-ce les « rançons » demandées par la justice pour libérer Jean-Christophe l’africain qui ont saigné aux quatre veines Danielle Mitterrand ? Ou la fin du « travail de deuil » cher aux journalistes des catastrophes aériennes qui poussent l’épouse du président Mitterrand à vider ses armoires de la rue de Bièvre et à disperser à l’encan leurs vieilles nippes ? Des costumes portant l’insigne de grand croix de la Légion d’honneur, une paire de pantoufles noires rebrodées d’une rose rouge, une robe de chambre, des écharpes, des cravates, des chaussures, une robe d’avocat, un feutre, des objets décoratifs ou des cadeaux présidentiels, venant de Fidel Castro, Barbara Bush, des Philippines, Bangladesh, Oman, Russie, Mexique… En tout 368 vêtements et objets exposés à Drouot avant la vente par l’étude Tajan.
La première veuve Mitterrand a « choisi de vendre des objets emblématiques, conservant des objets plus personnels », a indiqué l’experte chargée de la vente. Etrange sentiment à la découverte de ce grand déballage d’hiver, repris par toute la presse – comme une trahison de l’idéal mitterrandien.

Uggly Betty : charmant petit monstre

Vendredi 18 janvier 2008

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© ABC

Elle est, disons-le, assez laide, le sourire rayé de métal, maladroite à se prendre les pieds dans la canne d’un aveugle, mal fagottée. Lorsqu’elle tente d’y remédier, elle se rapproche encore plus du monstre. On la surnomme « Uggly Betty » et, pourtant, elle est formidable !
Série télé américaine adaptée par Silvio Horta et Salma Hayek d’une telenovela colombienne à succès, la chica Betty a débarquée sur TF1 début janvier. Assistante « surprise » d’un fringant directeur du magazine « Mode », Betty (America Ferrera) s’agite, pleine d’astuces et de bon sens latino, sous le coup des sarcasmes de ses collègues, modasses de catalogue, qui s’étranglent de son mauvais goût (formidable poncho de rentrée !) et de ses beignets huileux aux poivrons. A la maison, dans le Queens, cela ne va guère mieux : un père malade et désargenté, un compagnon Walter sous charme d’une autre, la très latine Gina Cambarro, une sœur représentante Herbaluxe® et un neveu, en devenir folle !
Je vous épargne le résumé des épisodes précédents, l’intrigue, aussi, frêle décalque du « Diable en Prada » : le feuilleton se prend en cours et vaut pour la formidable partition des acteurs et l’humeur kitsch qui s’en dégage. A découvrir…

Uggly Betty. TF1, le lundi en deuxième partie de soirée.

Les femmes fantômes d’Aino Kannisto

Vendredi 18 janvier 2008

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© Aino Kannisto

Voir des photographies à en perdre le regard : c’est parfois notre sensation. Trop de spectacles d’images vaines à force de musées et d’expositions… Mais quand votre regard croise celui, inoubliable, d’Anno Kannisto : c’est une autre histoire, comme une renaissance !
Ce sont des scènes photographiques qui d’emblée sembleraient sans relief, fades ou fanées. Quelque chose d’un aimant vous attire pourtant au plus près d’elles. Aino Kannisto (Espoo, Finlande, 1973) se met elle-même en scène en se grimant et en se costumant. Influence directe de Cindy Sherman ? Non, parce que ses photographies évoquent avant tout des états d’esprit, des atmosphères, ou des scènes de la vie de femmes imaginaires… qui peuvent finir la tête la première dans une poubelle… Et c’est au bord de ce précipice fait de gestes quotidiens, portée par ses propres femmes fantômes qu’Aino Kannisto excelle à nouveau rendre inquiet. La raison même de la photographie.

www.m-bochum.de

Les histoires simples de Claude Sautet

Vendredi 18 janvier 2008

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Claude Sautet © DR

Toujours fumant, sans cesse gueulant. Claude Sautet (1924 – 2000) laisse cette image éruptive à plusieurs de ses amis dans le portrait documentaire « Claude Sautet ou la magie invisible » du critique N.T Binh. D’abord scénariste (« La vie de château », « Borsalino », « La chamade ») – il excelle à remettre sur pied des scénarios maladifs -, puis réalisateur d’une série de films (« Les choses de la vie », « Une histoire simple », « Un mauvais fils ») qui disent sans une ride les années 1970, scénarisés par l’oublié Claude Néron ou Jean-Loup Dabadie. Des films de référence pour des acteurs au sommet de leur art : Lino Ventura (« Classe tous risques »), Romy Schneider, Michel Piccoli, Sami Frey, Michel Serrault, Patrick Dewaere, Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil, Yves Montand, Serge Reggiani, tous filmés pluie tombante par la vitrine d’un bistro parisien enfumé… Des films, aussi, qui portent le prénom d’hommes et de femmes en tourmentes amoureuses, amicales : Mado, César, Rosalie, Max, Nelly, Vincent, Paul, François, Paul… et les autres.