Archive pour août 2008

Tony Duvert, mort seul à Thoré-la-Rochette

Vendredi 22 août 2008

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Tony Duvert © Louis Monier / Gamma

Hier, le quotidien régional La Nouvelle république dans son édition du Loir-et-Cher nous apprenait, en page 4 à la rubrique « Faits de société », la mort de l’écrivain Tony Duvert, né en 1945 et disparu dans un total anonymat, découvert un mois après son décès, des voisins intrigués par une boîte aux lettres qui déborde : « La personne retrouvée sans vie à son domicile hier n’était pas que le vieil homme solitaire que connaissaient les habitants de son village. Ecrivain reconnu nationalement dans les années 70, ses écrits feraient scandale aujourd’hui : il y faisait l’apologie de la pédophilie » lit-on sous la plume de Rémy Maucourt.
Tony Duvert, prix Médicis 1973 pour « Paysage de fantaisie », rappelé à la mémoire d’un public averti en décembre 2005 par l’adaptation de son roman « L’île atlantique » par Gérard Mordillat. A la diffusion du téléfilm sur Arte, interrogée par Daniel Garcia, la journaliste Josyane Savigneau disait de lui : « J’étais persuadée qu’il serait le plus grand écrivain de sa génération. Tony Duvert a disparu un jour, sans même avoir cherché à théoriser son silence. Je rêvais de le rencontrer, évidemment, ça ne s’est pas fait et je ne sais même pas à quoi il ressemble ! Même son éditeur, quand je suis entrée dans le métier, ne correspondait déjà plus avec lui que par lettres ».
Les livres de Tony Duvert, publiés par Jérôme, puis Irène Lindon aux Editions de Minuit (« Récidive », en 1967, puis « Journal d’un innocent », « Quand mourut Jonathan », « Un anneau d’argent à l’oreille » jusqu’à « Abécédaire malveillant » en 1989) continuent de hanter les bonnes librairies, comme ceux d’Hervé Guibert. Personne ne vous les recommande, mais il est rare qu’ils ne soient pas là, à leur place. Une œuvre difficile et délicate, un style flamboyant qui eut, par sa défense de la pédophilie au nom de la liberté des garçons à disposer de leur corps et de leur sexualité, une place à part dans la littérature française et la société de l’après-68. L’écrivain François Nourissier se souvient aussi de lui : « Il vivait dans une cabane au bord d’un étang. C’est tout ce que j’ai pu apprendre, mais après tout, je n’avais pas besoin d’en savoir davantage, je n’ai pas la curiosité des étangs, j’ai celle du style et avec Tony Duvert, je suis servi… La période d’innocence qui s’offrait aux artistes dans les années 70 est révolue : on ne peut plus parler librement de ces choses en ce moment ».
A l’annonce de sa mort, ce matin par un entrefilet dans Libération, je retrouve cette anecdote de Matthieu Galey dans le tome II de son « Journal » : « 1975. 20 mars. Marrakech. Dès l’arrivée ici, on est dans le burlesque. Jean-Pierre Dorian qui organise ce prix depuis vingt-trois ans, est dans tous ses états parce qu’il y a eu un scandale au dîner d’hier. Invité par raccroc, le jeune Tony Duvert a fait un esclandre épouvantable, jetant des bouteilles à la tête des invités, cassant des verres et insultant tout le monde. Au point que le gouverneur qui était du dîner, voulait le coffrer. Motif de ce scandale : Duvert, jeune romancier de gauche, avait reproché à ces vendus capitalistes de se goberger à la Mamounia en suçant le sang du peuple ? Pas du tout. « Il avait tenu, dit Dorian, outré, des propos inadmissibles sur Mozart »… Espérons que le diable, là où il est, en rit encore.

Le site des Editions de Minuit.

Un ancien prix Médicis retrouvé mort, par Rémy Maucourt, La Nouvelle république, jeudi 21 août 2008.

Duvert le scandaleux, par Daniel Garcia, Livres Hebdo, n° 625, 9 décembre 2005.

L’île atlantique, un film de Gérard Mordillat, avec Catherine Jacob, Marianne Basler, Jean-Damien Barbin. (France, 2005, 91mn, Arte France, Archipel 33)

Matthieu Galey, Journal 1974 – 1986, Editions Grasset, 1989.

La fascination Roberto Succo

Vendredi 22 août 2008

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Stefano Caselli, le Succo de Cédric Kahn © DR

« Quand ils vous diront que je suis mort, ne pleurez pas trop, je serai en train d’écouter le chant des oiseaux… » Roberto Zucco.

Il y a quelques jours, France 2 proposait une nouvelle diffusion de l’émission de Christophe Hondelatte « Faites entrer l’accusé » consacrée à la dérive meurtrière du parricide italien Roberto Succo. Après avoir séjourné cinq ans en asile psychiatrique, il s’évade en 1986 et s’installe à Toulon. Du Var jusqu’à la Savoie, il tue, vole, agresse avant de rentrer en Italie où il sera finalement arrêté grâce aux indications de son ancienne petite amie et de la police française qui l’a identifié. Six victimes, des automobilistes kidnappés et traumatisés, une disparue, l’homme au treillis fit couler autant de sang que d’encre. Cette histoire est vieille de vingt ans et aujourd’hui, au cimetière de Mestre, on ne retrouve plus trace de la tombe de Succo, suicidé dans sa prison, en 1988, après avoir tenté une évasion très médiatisée sur le toit de sa maison d’arrêt. La concession a été revendue, les os dispersés.
Pourquoi Roberto Succo continue-t-il de fasciner autant le public, les journalistes et les écrivains, rejoignant la longue liste des assassins médiatiques : Simone Weber, Marie Besnard, Gaston Dominici, Landru et autres Petiot ? A la manière d’un Thierry Paulin qui fut le sujet de « J’ai pas sommeil », le plus beau film de cinéaste Claire Denis, Roberto Succo eut les honneurs d’un livre très documenté de Pascale Froment, d’une pièce controversée de Bernard-Marie Koltès, montée dernièrement par Philippe Calvario au Théâtre des Bouffes du nord, et d’un film de Cédric Khan sélectionné en compétition officielle au festival de Cannes. Sa cavale, ce mélange de folie et beauté, l’insolence du psychopathe pour finalement cette mort de misère, la tête asphyxiée dans un sac en plastique ? Quoi d’autre ? Pas de poésie. A découvrir les images d’archives du documentaire de France 2, à revoir quelques jours plus tard le beau film glacé de Cédric Kahn, nappé par la voix et les guitares de Marianne Faithfull, j’en étais presque à me reprocher cette soudaine rechute…

Roberto Succo, Succo le fou, Faites entrer l’accusé, France 2.

Roberto Zucco, de Bernard-Marie Koltès, Editions de Minuit, 2000.

Roberto Succo : Je te tue, histoire vraie d’un assassin sans raison, de Pascale Froment, Folio Gallimard (paru 1991)

Van Dongen à Monaco : le temps retrouvé

Vendredi 22 août 2008

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La femme au canapé, 1930 © Succession Kees Van Dongen / SODRAC (2008)

 » Elle était tempéramentale… Un jour, Van Dongen la peignit. Et dans sa gaine, fou d’elle, il l’étreignit. C’était au temps du cinéma muet plus proche de nous que celui de Bossuet. » Charles Trenet.

Plus de 200 toiles de Kess van Dongen, accrochées à Monaco pour une rétrospective de première main, conçue et coproduite par le Nouveau Musée National de Monaco et le Musée des beaux arts de Montréal, en partenariat avec le Musée Picasso de Barcelone, et sans conteste la plus importante manifestation consacrée à Kees Van Dongen depuis celle du Musée d’art moderne de la ville de Paris en 1990 !
Avec de tels arguments, on faisait le voyage à Monaco. Le néerlandais, installé en France dès 1897, figure du Tout-Paris, avait fait, lui, celui à Berlin et payait encore cet indiscutable fourvoiement. Illustrateur ravageur des élégances parisiennes pour les satiriques L’assiette au beurre, Le rire, L’indiscret, Van Dongen est rapidement repéré. Pour sa singularité, son refus de rejoindre un groupe et ses sujets : prostituées, artistes de cirque, gitanes. Tachiste, fauviste, influencé par ses voyages en Espagne, Egypte ou au Maroc, d’où il rapporte le meilleur de son art de femmes d’ocre et rouge charnu, sa carrière brillante s’épuise dans la mondanité des années « folles » entre Paris et Monaco. Il peint alors les grands de ce monde de Brigitte Bardot à Léopold II, roi des belges. L’exposition suit avec précision ce parcours, proposant des oeuvres exceptionnelles qui vous attirent, hypnotisent. Très vite, l’atmosphère Van Dongen vous saisit : la petite écuyère du cirque, un jeune arabe digne de Matisse, et encore tant de belles femmes, les yeux en amande, la bouche charbon magnifique.

Rétrospective Kess Van Dongen, Nouveau Musée National de Monaco, du 25 juin au 07 septembre 2008.

Catalogue aux Editions Hazan.

La fille de Monaco : post coïtum animal triste

Vendredi 22 août 2008

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Fabrice Luchini, Louise Bourgoin, Roschdy Zem © Warner Distribution

Qu’il est fade, et peut-être un peu triste, le nouveau film d’Anne Fontaine. Malgré son casting excelsior qui, ces jours-ci, a fait le tour des médias : la-débutante-mais-tellement-étonnante Louise Bourgoin, l’infernal cabot Fabrice Luchini, l’impeccable Roschdy Zem… D’emblée, le film fixe son périmètre : Monaco, les grands hôtels du Rocher, la préciosité d’un avocat accroché au bras d’une dame, blonde, assez bête. Anne Fontaine est une cinéaste bourgeoise : à l’instar d’autres plus militants, elle fait, elle aussi, des films de classe, cherchant par le concours du scénariste Jacques Fieschi la noirceur qu’on ne trouvera jamais à feuilleter les pages du Figaro Madame
Pour le reste, on force la comédie, on est plein d’esprit, on s’encanaille dans les piscines et toilettes de discothèque, on se réveille dans le prétoire, aphone – en toujours se moquant des pauvres et des moins fortunés intellectuellement… Alors, bien sûr, Louise Bourgoin fait le job avec une candeur très convaincante. Fabrice Luchini, à sa démesure, étouffe son personnage. Roschdy Zem fait une nouvelle fois exception et offre à son personnage une profondeur magnifique : dommage qu’Anne Fontaine n’ait pas eu le courage d’en faire le personnage principal et de fixer le film dans son regard au lieu de ce produit qualité France, peu convaincant et artificiel…

La fille de Monaco, un film d’Anne Fontaine (1h35). En salles.

Du côté de chez Alfred

Lundi 18 août 2008

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Catherine Frot et Sandrine Bonnaire © DR / Diaphana distribution

« L’empreinte de l’ange » : Catherine Frot, Sandrine Bonnaire, deux actrices au sommet pour un film malin qui lorgne du côté d’Alfred Hitchcock mais ne tient pas toutes ses promesses.  » Alors qu’elle vient chercher son fils Thomas dans un goûter d’anniversaire, Elsa Valentin (Catherine Frot) remarque une petite fille de six ans qui la bouleverse. Elle le sent, elle en a l’intime conviction : Lola est sa propre fille. Obsédée par ce sentiment inexplicable, elle cherche à en savoir plus sur l’enfant. En s’introduisant dans la vie de la fillette, Elsa rencontre sa mère, Claire Vigneaux, qui s’inquiète du comportement étrange de cette femme qui rode autour de sa fille. Elsa est-elle folle ? Dangereuse ? Mais que s’est-il passé six ans auparavant ? S’engage alors un face à face animal entre deux femmes qui n’auraient jamais dû se rencontrer… » nous dit le dossier de presse sans naturellement nous révéler la fin de l’affrontement. Et c’est bien ce qui blesse : si le film déroule avec une certaine maîtrise la vie exemplaire d’un famille aisée dans un quartier coquet de la banlieue parisienne au regard de la vie de chaos d’une femme et de sa famille marquée par le drame d’un enfant mort, le suspens qui s’installe habilement se dénoue avec une maladresse telle qu’on en vient à maudire le réalisateur et le scénariste. Pour quoi tant d’effets pour une fin qui frise les pages « psycho » de Version Fémina ?

L’empreinte de l’ange, un film de Safy Nebbou (1h35). En salles.

Philippe Ridet : souvenirs de charrette à foin

Samedi 16 août 2008

C’est un livre que je lis d’une traite dans le train de retour de Montpellier, puis sur la plage de Sète, dans le compagnonnage qu’on peut avoir avec quelques bons journalistes du Monde dont on ne manquerait pas un seul papier Philippe Ridet comme Raphaëlle Bacqué est de ceux-là. Une année après la présidentielle, il publie « le président et moi » un livre-bilan de ses années à suivre Nicolas Sarkozy dans sa conquête du pouvoir.
Le document est remarquable par la réflexion qu’il offre sur le « cirque » sarkozien (la politique, les rapports ambiguës avec les médias et le grand patronat, la machine à former des symboles qui parle à un large public, les courtisans, les amours et les faiblesses d’un homme dont on ne sait s’il s’aime ou se déteste trop, le feuilleton Cécilia – Anne – Cécilia – Carla ) et la manière dont les journalistes tentent d’échapper à cette « manipulation ». Philippe Ridet, du Parisien au Monde, livre ses carnets de voyages officiels, ses croquis de campagne (jusqu’à ce reportage en Camarque où les journalistes sont entassés sur une charrette à foin, le candidat Sarkozy à cheval) sans chercher moins les révélations qu’à décrire la moulinette dans lesquelles passent les journalistes tout indépendant qu’ils soient.
Alors que les médias font l’objet de critiques sévères sur leur complaisance, qu’on leur reproche d’en dire moins qu’ils ne savent, Philippe Ridet n’a pas peur de montrer ses faiblesses, la connivence qui s’installe sans qu’il n’y puisse rien tout en défendant un métier qu’il aime et dont il s’acquitte avec une vraie conscience, donnant à l’occasion un coup de patte aux bloggers et autres internautes, sans cesse à la recherche d’un scoop ou d’informations croustillantes, prompts à faire le jeu de la rumeur. Un témoignage à méditer…

Philippe Ridet, Le président et moi, Editions Albin Michel.

Gomorra ou la vie sauvage

Vendredi 15 août 2008

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Gomorra, un film de Matteo Garrone © Le Pacte / DR

Il y a une part d’hypnose dans Gomorra, le film de Matteo Garrone, la même que celle produite par son précédent film L’étrange monsieur Peppino (2002), mais cette fois, le réalisateur, né à Rome en 1968, a trouvé avec l’aide du journaliste-écrivain Roberto Saviano, un sujet d’exception : la camorra qui gangrène Naples et ses environs. Grand Prix du festival de Cannes 2008, Gomorra a ces jours-ci les honneurs de tous les médias. Le film, par sa mise en scène sans effet et la direction de ses acteurs pour certains amateurs, le mérite amplement, mais ce qui étonne absolument, c’est son âpreté et finalement la capacité des auteurs à ancrer la fiction dans une puissance documentaire rarement égalée. Alors qu’importe si les personnages pour une part restent flous, ce qui irrigue le film, c’est la misère humaine mêlée de sauvagerie dans laquelle se confondent un tailleur sympathique, deux cinglés se prenant Tony Montana dans Scarface, un gang prenant le dessus sur un autre, un vieux « banquier » ou encore un affairiste, prêt à faire conduire des camions remplis de produits toxiques par des mômes. Au milieu de ce torrent de violence, un jeune homme renonce. Jusqu’où le laissera-t-on aller ?

Gomorra, un film de Matteo Garrone (2h15). En salles.

Gommorra, Roberto Saviano, Editions Gallimard, 2008.

Weegee : les gens de New York

Vendredi 15 août 2008

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© DR

Weegee, toujours… Le photographe new-yorkais Arthur Fellig, plus connu sous le pseudonyme de Weegee (1899 – 1968), fait des siennes à Montpellier. Les clichés de la collection Auer sont rassemblés pour une impressionnante virée dans le New-York du milieu du siècle dernier. Photographe indépendant travaillant pour Herald Tribune, The Daily Mirror, New York Daily News, Life, Vogue, Sun, Weegee est le premier et seul photographe à avoir le privilège d’être branché sur la radio de la police. Ce dispositif lui permet d’arriver sur les lieux de crimes, d’accidents, d’incendies, de suicides, en même temps que les policiers, voire avant eux. Scènes de crime, pauvreté des sans grades vaincus par la crise de 1929, alcooliques en goguette ou déjà tombés dans la nuit de Brooklyn, dames très chics saisis à quelques minutes d’une première d’opéra, incendies de buildings, foule en liesse sur les plages de Coney Island, enfants endormis dans les escaliers par des nuits trop chaudes, animaux des cirques, dans sa boulimie, le photographe est de tous les instants. Une nouvelle rétrospective, oui, mais, impossible de se lasser de ces images qui participent de notre fascination pour New York, cette ville qui comme Weegee ne dorme jamais !

Weegee, the famous Collection M+M Auer, Pavillon populaire, esplanade Charles-de-Gaulle, Montpellier, jusqu’au 14 septembre. Entrée libre

Les sept jours : parents et alliés

Vendredi 15 août 2008

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© Les Films du Losange.

Ce film n’a rien d’aimable ; encore moins de compassionnel. Une famille, en Israël, est en deuil. Un deuil de sept jours pour pleurer le fils, le frère mort, un soir, sans doute prématurément, d’avoir trop bu, trop dansé, d’avoir trop aimé la vie, psalmodiera sa femme. Autour d’elle et de ses fils effacés, parents et alliés se retrouvent et s’enferment pour sept jours en communauté, au moment où l’entreprise familiale périclite et que la guerre de 1991 provoque des alertes incessantes. Dans ce chaos, Ronit et Shlomi Elkabetz filment les élans du cœur, les haines recuites et jamais dites d’une grande fratrie : tous ensemble, mais tous différents. Tous ensemble, mais chacun englué, en souterrain, dans ses tourments personnels. La vie arrêtée par la mort d’un tiers oblige ce rassemblement que certains exigent dans la stricte observance des traditions, kaddish, pleureuses et nourriture kasher compris, dont d’autres profitent pour le transformer en règlement de comptes. L’absence du frère, enterré à même la terre dès la première, n’est pas ici l’essentiel, ce qui compte c’est la chorale des sentiments de cette famille ordinaire saisi par le deuil. Doucement ces souffrances se dévoilent et soudain l’orage éclate. Filmés en plans séquences, portés un casting épatant (Simon Abkarian, Sulika Kadosh, Gil Frank, Hanna Laszlo, Yehiel Elkabetz), ces sept jours commencent lentement, comme une longue procession, avant que les personnages ne se révèlent l’un après l’autre, pour finir en une explosion de rage magnifique comme seules les familles peuvent en contenir. Un film de tonnerre exigeant. A découvrir aussi pour la sévère Vivianne, interprétée par Ronit Elkabetz, présente devant et derrière la caméra.

Les sept jours, un film de Ronit et Shlomi Elkabetz (1h55). En salles.

Pékin 2008, nuits de Chine…

Samedi 9 août 2008

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