Robert Plagnol : l’équipée malaise

18 décembre 2007

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© Manufacture des Abbesses

« Ramenez le drap sur vos yeux / Entrez dans le rêve / Reprendre la vie des autres / On l’a laissée quand le jour s’achève / Voir les couleurs voir les formes / Enfin marcher pendant que les autres dorment… »…
J’écoute Gérard Manset dans le train vers Brive-la-Gaillarde et je repense à ce spectacle étrange « Thomas Chagrin » vu ce samedi. A l’affiche un trio attirant : Gilbert Désveaux à la mise en scène, Jean-Marie Besset (inoubliable « Commentaire d’amour ») à l’adaptation et l’élégant Robert Plagnol seul en scène.
Robert Plagnol, vu dans des films qualité France (Le Secret, Michou d’Auber, Les Poupées russes) donne ici la mesure de son talent, immense, dans une pièce folle à lier. Il est question de souvenirs d’enfance, de chien, de cheval malade du sida, de femme aimée mais perdue, de rêves mouillés – de magie, aussi. Comme le comédien, on se frotte les yeux, on perd le fil, on le retrouve, on rit de ce Thomas furieusement atrabilaire, de ses méchantes adresses au public. Un cauchemar de misanthropie.

« Thomas Chagrin », de Willl Eno, Manufacture des Abbesses, Paris 18, jusqu’au janvier. Durée : 1h10.
Gérard Manset, « Entrez dans le rêve », album « Lumières ».

Les trésors de Valentina Paloma Pinault

18 décembre 2007

On découvrait, ces jours derniers, les premières photos de la dernière héritière de l’empire Pinault, Valentina-Paloma, fruit des amours de François-Henri Pinault et de la comédienne Salma Hayek.
La rencontre, largement commentée, avait eu lieu à l’inauguration du Pinault-Palazzo Grassi de Venise, premier abri de la collection d’art contemporain du père François avant qu’elle ne puisse se déployer majestueusement et à la barbe des Guggenheim, dans le bâtiment restauré de la pointe de la Douane de mer.
Connaît-elle déjà, little Valentina, dans sa robe Bonpoint, l’état de sa fortune ? Nous, oui, à découvrir la formidable exposition « Passage du temps » de François Pinault Foundation au Tri postal à Lille.
Saisi dès l’entrée par les néons colorés de Dan Flavin, l’estimation des biens se poursuit par une série de portraits rares de Cindy Sherman, un Gilbert and George idéal («Drinking sculpture »). A l’étage, plusieurs Fischli & Weiss nous épuisent un peu, mais les Pierre & Gilles sont de premiers choix (Sylvie Vartan gelée, Marie-France bleu blanc rouge) comme le Dominique Gonzalez-Foerster (« Interiorisme »), le Paul Pfeiffer (Self-portrait as a fountain), le Douglas Gordon (« Through a looking glass » avec le De Niro de Taxi-Driver en double-vision !) et plus encore le Francesco Vezzoli (Marlene redux, beaucoup mieux que « Democrazy » avec BHL et Sharon Stone vu en juin à la Biennale de Venise).
Dernier étage comme le septième ciel : le lion et les sangliers d’Adel Abdessemed, les deux Kendell Geers (dont 48 hours, mur d’autres lamentations) et une salle entière consacrée à une installation de vidéos de Bill Viola (« Going forth by day, the voyage), une variation captivante sur le passage du temps – la naissance et la mort, le rituel, l’eau, le rêve…
De tout cela, que dit grand-père François ? « Je crois en l’art et la culture comme des facteurs importants de dialogue, de tolérance et de cohésion sociale… L’art est une forme de communication, de lien entre les hommes. ». Tout juste.

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« Passage du temps », Tri postal, Lille, jusqu’au 1er janvier 2008.

Turner light

18 décembre 2007

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Londres, toujours. Dimanche, je quitte Paris à l’heure où le monde de la nuit s’échappe des boîtes, laissant les rues désertes à la belle lumière du matin. Deux heures vingt plus tard, j’arrive à St-Pancras International. Nouvelle gare Eurostar : murs anciens et galerie de verre. Dictature encore de la transparence…
Mais Londres comme je l’aime. En cavalcade. Un métro, une exposition. La Tate Britain présente une rétrospective des Turner Prize, les prestigieux Prix récompensant des artistes britanniques. Loin de notre pâle et hexagonal Prix Marcel Duchamp, le jury – tournant – du Turner Prize bat au « beat » de l’art résolument contemporain, polémique, fait des choix justes et injustes. Et son palmarès en dit long sur la nécessité d’un tel « mauvais esprit » : Wolfgang Tillmans, Gilbert and George, Simon Starling, Martin Creed, Rachel Whiteread, Damien Hirst, Douglas Gordon, Steve MacQueen, Anish Kapoor…
Certes, la scénographie de l’exposition, didactique à l’extrême, semble en contradiction avec cette attitude, mais elle a l’avantage de laisser toute sa place aux œuvres et renseigne opportunément sur l’actualité de l’année et les critiques qui ne manquent jamais à l’attribution du Prix. Ne pas manquer la « cabane de bois » de Simon Starling (photo)… Le 3 décembre dernier, le Turner Prize 07 a été attribué à Mark Wallinger, un étrange homme-ours, qui a reconstitué in-situ le campement d’un opposant à la guerre en Irak, près de Westminster. L’installation est visible à la Tate Liverpool. La polémique fait rage !

« Turner prize : a retrospective », Tate Britain, Londres, jusqu’au 6 janvier.

Un coeur qui bat

17 décembre 2007

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© Nan Goldin

Que faisait David Lodge ce dimanche après-midi ? Il visitait tranquillement l’exposition « Seduced : art and sex from antiquity to now». A Paris, comme à Londres, de la Bibliothèque nationale de France François Mitterrand au Barbican Centre, la mode est aux « enfers ». La rumeur, sulfureuse, a fait long feu et c’est un pétard mouillé qui s’épuise sous nos yeux. Un parcours déjà mille fois emprunté – ne boudons pas notre plaisir à revoir les frises des lupanars de Pompéi, les « minotaures » de Picasso, les corps nus et décharnés d’Egon Schiele, les photos diablement SM de Robert Mapplethorpe ; à découvrir les travaux plus récents de Marlène Dumas ou de Juliao Sacramento mais, pour le reste, l’exposition est à l’avenant : un peu de Sade, un rien de kama-sutra, la naissance de la photographie, tout de suite transformée en instrument de pornographie, quelques turqueries ou japonaiseries bien salaces – sexes d’homme toujours surdimensionnés, femmes en extase–, un « blow-job » d’Andy Warhol de 48 minutes, d’ineffables Louise Bourgeois (qu’est-ce qu’on lui trouve ?), un tag essentiel de Tracey Emin, un Araki mineur…
Pourtant, il faut aller jusqu’au bout de l’exposition pour Nan Goldin dont on projette le slide-show « Heartbeat » (photo), 245 diapositives incandescentes d’amour et de sexe mélangés sur une musique de Björk et John Taverner (Prayer of the Heart), qui valent à elles-seules le déplacement – comme le résumé opportun et puissamment artistique de la liberté sexuelle conquise de nos jours… Alors que certains cherchent à censurer par tous les moyens les images de Nan Goldin, cette exposition vaut pour la possibilité de partager cette beauté-là et se battre pour elle.
A l’inévitable « gift-shop », à la sortie de l’exposition, David Lodge s’est longuement arrêté devant quelques objets design, feuilleté plusieurs beaux-livres. Les sourcils froncés, il venait de se rendre compte qu’en ce dernier dimanche avant Noël, il ne s’était nullement préoccupé de cadeaux…

Seduced, Barbican centre, Londres, jusqu’au 27 janvier.
Le terrain de jeu du diable, Nan Goldin, Editions Phaidon, 2003
Eros aux enfers, BNF – site François Mitterrand, Grande Galerie, jusqu’au 2 mars

La vie Zizi

17 décembre 2007

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© Francis Giacobetti / HFA

Le « Truc en plumes » ? Mais qui se souvient d’elle, souvent confondue avec Line Renaud ou l’amie Régine, même gueule de nuit et d’escalier descendu, toutes en plumes, Gainsbourg en chansons. Ou la postérité viendra-t-elle des Repetto « Zizi », inventés par Rose Repetto, mère du chorégraphe Roland Petit, que les fashionistas s’arrachent aujourd’hui ?
Drôle de manière de rappeler le talent de Zizi Jeanmaire, délicieux oiseau de paradis. Pourtant, avant, il y eut la danse, les revues, le music-hall et de magnifiques chansons cousues-main (« Les bleus », «Il nous faut des chansons », « La croqueuse de diamants », « Tout le monde est musicien », « Frankie et Johnny », « Ah, quelle journée ! »). Dans l’amphithéâtre de l’Opéra Bastille, pour faire, sans le dire, ses adieux à la scène en novembre 2000, reconnaissons qu’elle était frêle à danser, soutenue, portée par ses « dancers », le pied parfois hésitant.
Ne pouvant plus chanter, ne pouvant plus danser, elle offre ses souvenirs de scène dans un DVD-testament « Plumes et diamants ». Vincent Josse l’interroge sur France Inter : elle dit les belles années de danse et d’effort, les shows de Roland Petit, l’amitié des auteurs Dimey, Vian, Queneau. Un Paris oublié, comme une carte postale de Doisneau. Elle a résisté longtemps à la vieillesse, aujourd’hui, à 83 ans, l’âge a pris sa revanche. Elle souffre de ne plus vivre le frisson de la scène, de ne plus endurer à la barre, discipline sévère des belles jambes. Ces derniers mots, étranglés, seront à l’adresse de son compagnon fidèle, rencontré dès 9 ans à l’Opéra et de sa fille : « que cela ne se termine pas trop mal ».

« Plumes et diamants », DVD, Bel Air / INA.

Des journées entières dans les arbres

15 décembre 2007

Je gardais un bon souvenir de la rétrospective de Rineke Dijkstra au Jeu de Paume en 2004, de ses enfants et adolescents sortant de la mer, le regard un rien exténué de trop de vagues et de nage. Puis de ses photographies de soldats israéliens vues à Madrid au festival PhotoEspana 2004.
Je retrouve cet après-midi son regard à la Galerie Marian Goodman qui propose dix nouvelles photographies d’une série commencée en 2005 et intitulée « Park Portraits ». Et c’est un nouvel enchantement : de jeunes gens, en solitaire, par deux, par quatre, fixent l’objectif de la photographe néerlandaise (Sittard, Pays-Bas, 1959). Le décor a changé : Rineke Dijkstra les surprend dans des parcs d’Europe, de Chine ou des Etats-Unis. Ils ont en commun l’incertitude du passage d’un âge à un autre. Des « Ménines » contemporaines d’abord, ailes de fées dans le dos, corde à sauter dans les mains… Des adolescents, plus intéressants encore : des garçons efflanqués, duvet sombre en moustache, jambes poilues, tee-shirts et chemises trop larges, baskets aux pieds ; des filles mal fagotées, nombril dévoilé, ongles rongés, vernis et multicolores, colliers de bric et de broc, marguerite de plastique dans les cheveux… Ils traînent, passent le temps, confondant d’indécision et de désirs maladroits, aussi. Derrière eux, des parcs verdoyants, des étangs, des frondaisons où percent de belles lumières printanières. Ici, dans le cœur pourtant battant des villes, tout est tranquille.

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Rineke Dijkstra, Park Portraits, Marian Goodman Gallery, Paris (jusqu’au 19 janvier)

Le pays perdu

15 décembre 2007

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© DR

Pas vraiment envie de commenter le spectacle de François Rancillac « Retour à la citadelle » joué jusqu’au 21 décembre au Théâtre des Abbesses. Sans inspiration. Lagarce comme s’il n’y était pas. Sans doute ce « retour à la citadelle » n’est pas son meilleur texte, mais les choix de mise en scène, lourdement illustrative, de François Rancillac, pourtant familier de l’univers de Jean-Luc Lagarce, frisent aussi le hors sujet. Seuls s’en sortent l’élégant et clownesque Olivier Achard dans le rôle de l’Intendant, et Martine Bertrand, dans celui de la Mère, sans qu’ils ne parviennent pourtant à convaincre totalement. Un plateau qui tourne, mais à vide…

En tournée jusqu’en mars 2008 à Dole, Vannes, Angoulême, Orléans, Saint-Nazaire, Meylan, Bourg-en-Bresse, Colombes, Belfort, Besançon.

Parti sans laisser d’adresse

15 décembre 2007

Ca chauffe à la section PS du 3e arrondissement. Dans l’émotion de la constitution de la liste en vue des municipales, une militante, issue des rangs d’Act-Up, a traité un camarade de « sale pédé ». Depuis, c’est une avalanche de courriels qui vous arrive pour justifier avec maladresse l’ire de la délinquante (« entre homosexuels, on se parle comment cela… » On rêve) ou l’excommunier… La semaine dernière, c’était la dénomination de la section (Rosa Luxembourg ou Louise Michel ? On rêve toujours) qui donnait lieu à identique raz-de-marée… Rue Solférino, les derniers éléphants cachent, sous leur manteau poil de chameau, les chiffres calamiteux de réinscription des nouveaux militants (les fameux « 20 euros » de la présidentielle). Est-ce que cela étonne encore quelqu’un ?

Valérie, Pierre et les jeunes loups

15 décembre 2007

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© Canal +

Elle en rêvait, les impeccables éditions Naïve l’ont fait… Après l’incandescent Gérard Philipe, Lambert Wilson et même Bill Clinton, Valérie Lemercier donne une nouvelle version du conte musical de Prokofiev « Pierre et le loup » sous la baguette enthousiaste de Tugan Sokhiev, le nouveau chef de l’Orchestre national du Capitole, dont le Tout-Toulouse est tombé sous le charme ossète…
Cela sonne un peu faux au départ, ce ton de gentille maîtresse d’école, appliquée, tant la voix de « la » Lemercier est associée à des fous rires (citons, pêle-mêle , « Milou en mai », « Le Derrière » mieux que « Palais royal », le déjeuner avec Sydney Pollack dans « Fauteuils d’orchestre » de Danièle Thompson, la « rabbi-Jacob dance » en hommage à Gérard Oury lors de la dernière cérémonie des Césars) et à cet étrange état de vague mélancolie à la sortie de son dernier one-woman-show des Folies Bergères. Puis, on s’y fait, entraîné par la ronde des instruments et l’heureux dénouement de cette petite histoire si bien connue. A la suite de ce « Pierre et le loup », quelques contes russes, tout aussi savoureux.

Les soucis de Sophie

15 décembre 2007

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© Isabella Balena/WpN pour L’Express

Samedi de soleil d’hiver. Je renonce à la ruée vers les grands magasins. Avalanches de suppléments de quotidiens et d’hebdomadaires qui voudraient nous aider à trouver des cadeaux de fin d’année : Styles, Next, Hottes d’or et autres suppléments « Cadeaux », « Numérique » ou « Luxe ».
En les feuilletant avant de les jeter au panier, je tombe sur cette publicité pour le luxueux catalogue de Sophie Calle, édité par Actes Sud à l’occasion de la présentation de son exposition « Prenez soin de vous » au Pavillon français de la 52e Biennale de Venise :
 »J’ai reçu un mail de rupture. Je n’ai pas su répondre. C’était comme s’il ne m’était pas destiné. Il se terminait par les mots : “Prenez soin de vous”.
J’ai pris cette recommandation au pied de la lettre.
J’ai demandé à 107 femmes, choisies pour leur métier, d’interpréter la lettre sous un angle professionnel.
L’analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter. La disséquer. L’épuiser. Comprendre pour moi. Répondre à ma place.
Une façon de prendre le temps de rompre. À mon rythme.
Prendre soin de moi. »
Parti à Venise en juin dernier dans une toujours grande curiosité pour cette éternelle « faiseuse d’histoires», j’en étais sorti un peu consterné tant l’exposition était bavarde, répétitive et surtout effroyablement parisienne (« petit-milieu ») : choix rétréci des personnes invitées à commenter le mail (Ingrid Caven, Arielle Dombasle, Elsa Zylberstein), peu ou pas de traduction des longs commentaires des unes et des autres. Un travail livré en vrac, avec la complicité de Daniel Buren, à la vision du monde entier, qui ne manquerait pas de défiler au Pavillon français, après le Lion d’Or attribué en 2005 au « Casino » d’Annette Messager…
Pourtant, quelques mètres plus loin, dans le cadre de l’Exposition internationale « Think with the senses – Feel with the mind. Art in the present tense », Sophie Calle revenait nous jouer un sacré tour. Dans deux petites pièces, un court texte, une croûte sympathique d’un joli minois de femme et une vidéo. La captation paisible des derniers moments de sa mère, Rachel. Dans la crainte de ne pas les vivre, Sophie Calle, avec son accord, avait installé dans sa chambre une caméra pour la filmer. Dans ses treize minutes, on imagine la vie s’en aller sans en jamais saisir l’instant. Uns installation d’une émotion pure, sans trafic, ni commentaire qui de nouveau nous faisant défendre et admirer ce travail inlassable de dévoilement poussé à l’extrême.
Rentré de Venise, je fouillais dans mes archives pour retrouver le texte que Sophie Calle avait fait paraître, quelques jours après sa mort. Intrigué par sa taille et sa singularité dans le « Carnet » de Libération, je l’avais conservé.
Le voici : « Monique voulait voir la mer une dernière fois. Le mardi 31 janvier, nous sommes allées à Cabourg. Dernier voyage. Le lendemain, « pour partir avec de beaux pieds », dernière pédicure. Elle lu Ravel, de Jean Echenoz, dernier livre. Elle a élu le cimetière du Montparnasse comme adresse définitive, et en a profité pour maudire, une fois de plus, Suzanne S., qui occupe depuis peu, la fosse convoitée. Elle a organisé la cérémonie des obsèques, sa dernière fête. Elle a choisi sa robe de deuil. Pour sa pierre tombale, une photographie où elle grimace et comme épitaphe : « Je m’ennuie déjà ! ». Elle a entamé son ultime poème, il sera lu à l’enterrement. Ses dernières larmes ont coulé. Elle ne voulait pas mourir. Elle a remarqué que c’était la première fois de sa vie qu’elle n’était pas impatiente. Les jours précédant sa mort, elle répétait, sans cesse : « C’est bizarre », ou « C’est bête ». Elle a écouté son dernier morceau de musique, un concerto pour clarinette de Mozart. Elle avait programmé une date de décès : le 13 mars. Elle est morte le 15, à 15 heures. Elle souriait. Dernier mot : « souci ».
Sophie Calle, sa fille… vous annoncent la mort de Rachel-Monique SINDLER-CALLE-PAGLIERO-GONTHIER né un 21 mai.
Elle sera inhumée au cimetière du Montparnasse le mardi 21 mars, à 15 heures. 3 Bd Edgar-Quinet, entrée principale. »

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