Archive de la catégorie ‘Theatre’

Purgatorio ou le théorème d’Avignon

Dimanche 3 août 2008

Le « Off » d’Avignon s’est terminé hier, le « In » la semaine dernière sur une fréquentation en hausse, des louanges de toute part pour Vincent Baudriller et Hortense Archambault, les directeurs du « In » après la curée et la circonspection des années précédentes.
J’ai peu écrit sur les débats critiques en cours et les quelques spectacles vus en Avignon (Purgatorio, Faune(s), Atropa) : pas de découverte, pas de grand éblouissement, une vraie difficulté à circuler d’un spectacle à l’autre, une « communion » insupportable et consensuelle du public pour des formes théâtrales qui si elles sont pour la plupart innovantes et « performantes », laissent peu de place aux textes, à la direction d’acteurs (merveilleuse chez Guy Cassiers) et à la mise en scène (jusqu’à la disparition du metteur en scène dans le spectacle d’ouverture « Le partage de midi » de Claudel dont se sont emparés Valérie Dréville et sa horde prétentieuse) et trouvent plus souvent dans la brutalité et le « viol » la manière de dialoguer avec le public. Pour la beauté du geste et la poésie, il faudra revenir.
Naturellement, on applaudit ces spectacles parce qu’ils osent, prennent violemment parti mais je ne peux m’empêcher de trouver leurs champs de vision et d’interprétation limités. Où est le monde, ses chaos, l’étrangeté de la rencontre avec autrui ? Ici, dans le théâtre de cette vieille Europe moribonde de sa consanguinité, que de mondes clos, enfermés dans le désespoir de soi, dans la connivence de ses troubles, rien qui ne soit éveil, ouverture au mélange des cultures et des genres qui permettrait de revitaliser les esprits, irriguer les réflexions…
Alors, de Libération au Monde en passant par Télérama, dans le retrait accablant du Figaro des débats faute de journalistes présents au festival, par cette critique soldée au seul émerveillement de sa survie, on acclame, à la quasi-unanimité, un paysage avignonnais méritant, mais si personne ni prend garde, bientôt dans le coma idéologique. Malgré les salles pleines de gens heureux de ce bel et rassurant « entre-soi », si perturbant soit-il…

Le site du festival d’Avignon

Le blog de Vincent Josse sur le site de France Inter.

Le blog de Laurence Liban sur le site de l’Express

Les pleines lunes de James Thierrée

Mercredi 30 avril 2008

La dernière fois, nous l’avions laissé, superbe, sur les marches du Palais de Chaillot. Eblouissant James Thierrée, écharpe rouge, godillots délacés, chevelure en début de poivre et sel. Il venait découvrir comme nous le spectacle poussif d’un canadien acclamé du Tout-Paris culturel… Nous restions sur le bord du chemin, ne comprenant rien d’un tel engouement mais ravi d’avoir croisé pour de vrai l’étincelant James Thierrée. De lui, rappeler une nouvelle fois, la filiation : il est le fils d’une fille Chaplin et partant, petit-fils de l’illustre Charles qu’il ne connut que pendant trois années. Plus tard, James T. est devenu acrobate, mime, danseur, contorsionniste, comédien et le merveilleux inventeur d’un univers en mécaniques féroces, soufflerie de rêve et autre pluie de balles de badminton. Son premier spectacle « La symphonie du hanneton » était un ovni formidable, le second (« La veillée des abysses ») avait perdu de la magie première, alors nous attendions avec curiosité le dernier opus de cette trilogie bohème. Si la fantasmagorie opère de nouveau subtilement, ce spectacle manque lui aussi d’un vrai travail de dramaturgie. James Thierrée et sa belle bande enchaînent brillamment les facéties sans réussir à leur donner un sens supérieur. Dommage : même si le public leur fait un triomphe, on reste sur sa faim, persuadé qu’avec le soutien d’un auteur, James l’alchimiste, transformerait son art en or…

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Au revoir, parapluie © DR

Le jour du meurtre de Bernard-Marie Koltès

Mercredi 30 avril 2008

Quelle tragédie ! Il n’y avait qu’à désespérer du spectacle de Thierry de Peretti que nous avions aimé dans le film fort de Corse d’Orso Miret (« Le silence ») et connu davantage inspiré dans ce même théâtre de la Bastille. La presse avait passé ce naufrage sous silence, ce devait être un signe que Frédérique C. et moi-même n’avions pressenti, nous enfonçant l’un l’autre dans nos fauteuils à mesure que le bateau prenait l’eau. Alors, oui, Koltès, bien sûr Hamlet, mais on se demandait bien quel dramaturge avait prêté main forte à Thierry de Peretti pour s’empêtrer ainsi dans une aventure sans queue ni temps. Restait une direction d’acteurs qui souvent laissait espérer un miracle. A chaque instant, le soufflé retombait, toujours plus lourd et finalement insipide. Maudit soit Koltès d’être servi de si peu de grâce…

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Bernard-Marie Koltès © DR

Les jours des meurtres dans Hamlet, de Bernard-Marie Koltès, ms Thierry de Peretti, en tournée en France.

Ton Jacques retourne en enfer !

Dimanche 23 mars 2008

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Laurent Pelly, Agathe Mélinand © Emmanuel Grimault

Ces deux-là ont un talent fou ! Ils sont indissociables, l’une à la dramaturgie, l’autre à la mise en scène. Laurent Pelly, 45 ans et déjà de longues années de théâtre et d’opéra derrière lui, Agathe Mélinand, trois années de plus et des dispositions indéniables à dénicher des textes et à les adapter pour les mises en scène de son complice. Ils viennent de prendre la direction du Théâtre national de Toulouse après Jacques Nichet. Pour l’heure, c’est au Théâtre de l’Athénée à Paris qu’on peut découvrir leur dernière création, après une « Vie parisienne » d’Offenbach « sold-out » en décembre à l’Opéra de Lyon !
A leur répertoire, Eugène Ionesco. Sans leurs deux noms sur l’affiche, peu de chance qu’on eut été attiré par l’auteur de « La cantatrice chauve », du « Rhinocéros » et des « Chaises » – pour cela, il y a l’éternel Théâtre de la Huchette qui les joue sans discontinuer et peut-être même savoir que l’auteur d’origine roumaine, élu à l’Académie française en 1970, est mort en mars 1994.
Mais revenons à ce fameux Jacques et à l’avenir des œufs. Laurent Pelly et Agathe Mélinand ont associé ces deux pièces d’Ionesco, écrites vraisemblablement vers 1950 : « Jacques ou la soumission » et « L’avenir est dans les œufs ». La représentation commence tambour battant dans un décor de crash – Jacques est tombé de sa chaise, a traversé le parquet sous les assauts de sa famille d’huluberlus, père-la-morale, mère-léopard, grand-mère gâteau gâteuse, grand-père libidineux et sœur 10 000 volts sans compter bientôt une petite amie laide au point d’avoir trois nez et des beaux-parents d’une engeance assez similaire aux siens – et se poursuit sur ce rythme pendant près de deux heures. C’est intelligent, drôle, enlevé, les acteurs au diapason de la comédie et les mots d’Ionesco sont comme sauvés de l’absurde dans lesquels l’Education nationale les a « formolisés »… Une belle soirée qui renvoie le patrimoine Ionesco à la modernité et fait de Valère Novarina un tout petit héritier bien verbeux comparé à l’étincelante inventivité verbale du respectable Eugène !

Jacques ou la soumission / L’avenir est dans les oeufs, Eugène Ionesco, Théâtre de l’Athénée, jusqu’au 5 avril 2008.

Jean-Louis Trintignant, le clown triste

Vendredi 21 mars 2008

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Jean-Louis Trintignant © DR

On ne peut pas ne pas y penser tout au long du spectacle : ce sont peut-être les derniers pas sur un plateau d’un vieux lion du cinéma et du théâtre français. Pour quelques jours et après une longue tournée en France, Jean-Louis Trintignant est sur la scène du Théâtre du Rond-Point pour faire entendre le « Journal » de Jules Renard qu’il aime tant. Des aphorismes, des petites phrases ciselées et bien balancées pour une heure quinze de spectacle. Plus longtemps, la petite musique tournerait vinaigre. Là, c’est une jolie ritournelle. Quatre acteurs – une femme (étonnante Joëlle Belmonte pour ses débuts à la scène), un presque jeune homme (Manuel Durand) et deux hommes d’âge mûr (Jean-Louis Bérard), assis devant un guéridon, sur lequel est posé leur texte qu’ils semblent tous connaître par cœur – devisent sur l’amour, les femmes, le temps qui passe et la connerie humaine. Pas d’effet, ni de mise en scène, tout tient à la dernière rencontre avec ce beau clown triste qu’est devenu Trintignant…

Jean-Louis Trintignant, Théâtre du Rond-Point, Paris, du 14 mars au 19 avril 2008.

Pinocchio au pays de merveilles

Samedi 15 mars 2008

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Christiane Millet dans « Alice » © Théâtre national de Toulouse.

Deux beaux spectacles que l’on imaginait à l’usage des enfants et qui se révèlent d’une bien plus grande intensité… A Toulouse d’abord où Laurent Pelly et Agathe Mélinand mettent en scène une Alice tout de blanc immaculée dans un univers vidéo digne des belles heures de Jean-Christophe Averty. Le spectacle, subtil, vous embarque dans une course étrange de rois et de reines, de lapin à montre et de chat très bizarre. L’adaptation d’Agathe Mélinand est singulière et précise – celle d’une passionnée qui porte Alice au plus près de son coeur et ainsi nous touche merveilleusement. Rentrons à Paris maintenant pour découvrir le Pinocchio de Joël Pomerat aux Ateliers Berthier – Théâtre de l’Odéon. Ici le héros de Collodi est transfiguré, il découvre l’hostilité du monde dans un bain froid de noirceur, il se cogne à la vilenie des autres, monstres fiévreux de danger, dans un superbe conte initiatique. Tout y est de l’histoire connue – le nez, les ânes et le ventre de la baleine – mais elle est donnée à voir dans les obsessions de Joël Pommerat pour un spectacle d’une belle gravité, fait d’ombres et de brouillard. L’inventivité de Pommerat est totale jusque dans cette mer magnifique, imaginée d’une lumière bleue rasante et de quelques fumigènes. Alice et Pinocchio, décidément de très beaux diables !

Pinocchio, par Joël Pommerat, Théâtre de l’Odéon – Ateliers Berthier, jusqu’au 22 mars 2008.
Les aventures d’Alice au pays des merveilles, par Laurent Pelly et Agathe Mélinand, Théâtre national de Toulouse, jusqu’au 5 avril 2008.

Parsifal : Warlikowski année zéro

Mercredi 12 mars 2008

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L’affiche du « Parsifal » de Warlikowski © Duane Michals

« Les idéologies délaissant les lois morales évoluent en folie criminelle. Même l’enfant est entraîné d’un crime atroce à un autre, par lequel il croit avec candeur se libérer de la faute. Ce film, tourné à Berlin l’été 1947, ne veut qu’être un tableau objectif et fidèle de cette ville immense à demi détruite où 3 millions et demi de personnes vivent une vie désespérée sans presque s’en rendre compte. La tragédie leur est naturelle non pas par grandeur d’âme, par lassitude. Ce n’est pas un acte d’accusation contre le peuple allemand, ni sa défense. C’est un constat. Mais si quelqu’un après avoir vu l’histoire d’Edmund pense qu’il faut apprendre aux enfants allemands à re-aimer la vie, l’auteur de ce film aura sa récompense. »

Le texte du carton d’ouverture, puis les images du petit Edmund, suicidaire, du film de Roberto Rossellini « Allemagne année zéro ». Alors, des cris et des hurlements d’un public chauffé à blanc, prêt à la bronca, à sacrifier le talent de ce jeune Polonais, autrefois assistant de Peter Brook et de Gorgio Strehler, protégé par le grand intendant Gérard Mortier. Il y avait une ambiance électrique ce vendredi dans la salle de l’Opéra Bastille. Le vent d’une bataille entre les anciens et les modernes, entre les puristes de la grandeur wagnérienne et les tenants d’une liberté nouvelle offerte aux metteurs en scène, capables d’offrir une esthétique inédite aux grandes œuvres du répertoire mondial. Pourtant, à se balader pendant les longs entractes de ce spectacle de cinq heures et quart dans les coursives de Bastille, on pensait à François Mitterrand et à sa volonté de démocratiser l’art lyrique en créant ce bâtiment phare de son second septennat. Krzysztof Warlikowski ne dit pas le contraire : « L’opéra, c’est d’un côté un public très riche et bourgeois, de l’autre, de plus en plus de spectateurs jeunes, prêts de piétiner des heures pour trouver une place à la sauvette, qui veulent de la nouveauté, des choses qui leur parlent. Moi, je veux leur montrer des morceaux de vie. Pourquoi l’Opéra devrait-il être un art conservateur avec des mises en scène figées dans les dorures ? ». Alors, bien sûr, si ce Parsifal démarre dans le trouble avant de trouver son attraction, impossible de ne pas soutenir l’exigence de Krzysztof Warlikowski sans la moindre réserve, parce que c’est là, à coup sûr, que se joue le tumulte renouvelé du monde, de l’Europe. Et l’envie d’en découdre, toujours, avec les démons de nos temps obscurs pour vivre plus fort encore. Intensément.

Parsifal, Richard Wagner – Warlikowski, Opéra Bastille, en alternance jusqu’au 23 mars.

Derniers arrangements avec la mort

Mercredi 12 mars 2008

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© Comédie Française

Le parterre de la Comédie Française était d’importance. Madame l’administrateur était descendue de son bureau pour les recevoir. On reconnaissait Lambert Wilson, les anciens administrateurs Jean-Pierre Vincent, Jacques Lassalle, Louis Schweizer, le président du festival d’Avignon et désormais du quotidien « Le Monde », Christophe Girard, Philippe Tesson, Yasmina Reza et beaucoup d’autres encore comme Lucien Attoun, éternel défricheur du Théâtre Ouvert, qui fit beaucoup pour la découverte et la reconnaissance du talent de Jean-Luc Lagarce ou de Bernard-Marie Koltès. Après Koltès, c’était au tour de Jean-Luc Lagarce d’entrer au répertoire de la Comédie Française avec une de ses plus belles pièces « Juste la fin du monde ». Et comme pour « Retour à la Citadelle » mis en scène par François Rancillac en décembre au Théâtre des Abbesses, on regrettait le choix de Michel Raskine de ne pas faire confiance aux mots et à la musicalité des textes de Lagarce. Bien sûr, Laurent Stocker et Catherine Ferran tirent idéalement leur épingle du jeu, mais pourquoi ce décor de bazar, fait de chaises faussement de cinéma, cette brocante sous plastique et cette scène inutilement avancée sur les fauteuils d’orchestre ? Il manque encore à Pierre Louis-Calixte dans le rôle de Louis, celui du frère qui revient en pays familial quelques temps avant de mourir, la respiration nécessaire à la subtilité de la phrase de Jean-Luc Lagarce – cette obstination à trouver le mot juste, cet entêtement à la phrase la mieux ciselée. Malgré cela, les mots de Jean-Luc Lagarce résistent pour faire battre le cœur des spectateurs aux rythmes des derniers arrangements avec la mort d’un grand garçon maigre…

D’Eldorado en pasodoble…

Mercredi 12 mars 2008

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© Théâtre de la Ville

Pour mémoire et de quelques mots, dire pour ceux qui pourront le découvrir puisque le Ballet Preljocaj entame une grande tournée en France, puis sans doute à l’étranger, le ravissement de son dernier spectacle, fait de trois très belles pièces courtes. Une « Annonciation » d’abord, où deux danseuses évoquent à la perfection une idée dansée de ce « classique » de la peinture italienne, deux fiers « Centaures » ensuite qui s’ébrouent en un combat singulier sur la scène du Théâtre de la Ville, corps tendus des gladiateurs, virilité sensible, ils occupent l’espace et captive le public qui les plébiscite. Vient ensuite une pure merveille, la nouvelle création du chorégraphe, désormais installé au Pavillon noir d’Aix-en-Provence, « Eldorado », le sommet de l’art de Preljocaj sublimé encore par la musique originale de Karlheinz Stockhausen (Sonntags-Abschied), douze danseurs touchés par la grâce dans un ballet captivant. Un triomphe saluera la fin de la soirée.
Quelques jours plus tard, il fallut affronter le grand froid dès la gare Part-Dieu pour trouver la Maison de la Danse de Lyon où Michel Kelemenis reprenait le spectacle « Pasodoble » crée en juin 2007 lors de l’impeccable festival de Marseille (Direction Appoline Quintrand). Notre enthousiasme fut de courte durée. Une heure de danse comme essouflée où la corrida devait être le maître mot du travail du chorégraphe marseillais mais qui fit finalement long feu emporté par les errements de la musique de Philippe Fénelon qui se piquait de revisiter les « pasodoble » de nos arènes. Déçu de n’avoir pas été convaincu, on reprenait un train vers Toulouse, en espérant d’autres « Eldorado »…

Théâtre nouveau à Gennevilliers

Dimanche 17 février 2008

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© Valérie Jouve

Dimanche, dans l’après-midi de soleil printanier, se convaincre de quitter Paris pour s’aventurer à Gennevilliers. Des années que je n’avais pas remis les pieds dans l’ancien théâtre de Bernard Sobel. Autre temps, autre utopie. Tout en rendant élégamment hommage au communisme fédérateur de son prédécesseur, Pascal Rambert, auteur et metteur en scène, a choisi de faire de ce théâtre « un lieu d’art, de scène et de rencontre » avec la complicité de nombreux artistes, réalisateurs et plasticiens tels Pascal Dusapin, Julie Nioche, Jean-Paul Civeyrac, Marcial Di Fonzo, Rachid Ouramdane, Olivier Assayas. « Etre directeur, c’est produire de la beauté, de la joie; programmer une année, c’est comme l’écrire. »
Le théâtre qui compte désormais une librairie et un restaurant, a été rénové par l’architecte Patrick Bouchain, Daniel Buren est intervenu pour une signalétique à rayures, Yann Kersalé pour la lumière. Une plaquette édité en partenariat avec « Beaux-Arts magazine » défend cette volonté de rapprocher le théâtre de la population locale. Les artistes travaillent ici en permanence avec les habitants de Gennevilliers. Vice-président de l’Office de Tourisme, restauratrice, basketteur, collégiens, lycéens et sportifs, ils sont ensemble photographiés par Valérie Jouve, arguments d’ »un théâtre palpitant » pour « faire œuvre ensemble ». La même fièvre – foi heureuse et bienvenue en la possibilité du théâtre à changer le monde – que celle de Stanislas Nordey, lorsqu’il prit la direction du Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis. Espérons de tout cœur que le projet réussisse et que ce soit enfin faite la démonstration d’une véritable « démocratisation culturelle ». Ce dimanche, à l’heure où Joël Pommerat proposait de deux de ses pièces, c’était encore un public de bobos parisiens en goguette à Gennevilliers qui remplissait le théâtre…

Théâtre 2 Gennevilliers, Centre dramatique national de création contemporaine.

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