Archive de la catégorie ‘Presse’

Stiletto Homme spécial Israël

Mardi 24 juin 2008

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Eytan Fox et Gal Uchovsky © DR

Au-delà du seul et multi-traduit guide Lonely Planet aux mains de tous les touristes, la dernière livraison de Stiletto Homme, le magazine upper posh de Laurence Benaïm, ancienne journaliste au Monde et biographe autorisée d’Yves Saint Laurent, propose une sélection pointue de lieux et d’artistes israéliens (Eytan Fox, Ron Arad, Amos Oz, Amos Gitaï, Adi Nes). Une excellente entrée en voyage et un guide alternatif pour tous ceux que les chawarma dégoulinants ne mettent guère en appétit…

www.stiletto.fr

Frédéric Mitterrand : une folle à sa fenêtre

Samedi 22 mars 2008

C’est pour cela que j’aime Frédéric Mitterrand. Pour cette distance face aux événements, sans qu’elle se transforme en cynisme. Si c’était le cas, on peut imaginer qu’il s’en voudrait. Depuis quelques mois, le magazine gay Têtu (propriété Pierre Bergé) offre sa dernière page au neveu du Président Mitterrand pour une chronique naturellement très écrite, rythmée – pourtant sans l’entendre – par le timbre de sa voix. A chaque livraison, c’est le réalisateur de « Lettres d’amour en Somalie », l’auteur de « Mauvaise vie » que l’on retrouve entre les lignes comme un compagnon, lui aussi, de longue date.
Il est arrivé le mois dernier une mésaventure à ce cher Frédéric. Au hasard d’un déjeuner à l’Elysée – il en connut pourtant beaucoup -, Frédéric s’est laissé entraîner par Nicolas Sarkozy à accepter la présidence d’une commission sur le futur audiovisuel public. Il devrait se méfier, Frédéric, de la politique : elle lui a déjà brûlé les doigts en 1995, alors qu’il soutenait bruyamment le candidat Chirac face au Jospin des inventaires. Cette mission avait à peine commencé qu’il en était déjà démis au profit de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, au nom de la supériorité de la représentation nationale à préparer l’avenir des écrans publics !
En quelques mots bien sentis, Frédéric Mitterrand narre cette « déconvenue » et son éternelle addiction pour les lieux de pouvoirs : « Reste à se demander pourquoi je me suis aventuré une fois de plus dans un domaine qui n’est pas le mien. ». Ce « caractère malheureux » comme dirait Marguerite Duras le ramène à son « désir des garçons, ce moteur qui détermine la conduite en zigzag de mon existence » et au souvenir de Jacques Chazot, le danseur mondain des après-midis de nos grands-mères. Pourtant derrière le très fol inventeur de Marie-Chantal, se cachait, aux dires de Mitterrand ou de Jean-Claude Brialy, un homme d’esprit et de respect, qui fréquentant le Tout-Paris politique n’en devenait pas pour autant un courtisan. Frédéric Mitterrand médite encore son message : « C’était il y a longtemps, et maintenant tout le monde est mort… Mais moi je me souviens de lui et du temps révolu où des gens pourtant fort dissemblables pouvaient cultiver leur relation sans préjugés, ni obscures revanches ou bizarres combines ».

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Frédéric Mitterrand © Laurent Villeret / Dolce Vita

GQ belle gueule !

Vendredi 22 février 2008

Masculin, beau et intelligent ! La publicité, accrochée à tous les kiosques parisiens, laissait dubitatif. Le pari d’une version française du masculin QG paraissait difficile à tenter tant l‘« anglo-saxon touch » du mensuel semblait une marque déposée des éditions américaines et anglaises… Enfin, un masculin pas fondamentalement gay, pas complètement hétéro-plouc, offrant des dressings abordables, des articles moquant nos fashion-attitudes, des sommaires truffés de bons sujets !
Alors, on voyait mal Anne Boulay, l’ancienne rédactrice de l’insupportable « Air France Madame » et sans doute des plus mauvaises et surfaites pages « mode » du Nouvel Observateur (pire encore que les tentations de la Righini) y parvenir. Avouons, stupéfait, que le premier numéro tient la route. Signé de bons pigistes, épaulés par quelques anciens de Libération dont le rédacteur en chef, Emmanuel Poncet, ce french GQ a de l’allure : interview Beigebder / Bayrou qu’on lit de bout en bout, dossier sur les connivences sentimentales du microscosme politico-médiatique, pages culturelles en bonne forme. Ce premier numéro a été tiré à 450 000 exemplaires, nul doute que vous en trouverez un en vente près de chez vous !

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