Archive de la catégorie ‘Mondanites’

Philippe Decouflé fait son entrée au Crazy

Jeudi 20 août 2009

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Philippe Decouflé et les girls © DR

Réjouissons-nous ! L’événement chorégraphique de ce début de saison n’aura pas lieu dans un digne théâtre subventionné, mais dans le bouclard le plus sélect de l’avenue Georges V. Philippe Decouflé, nouveau directeur artistique de la maison Bernardin, créée en 1951, présentera à partir du 21 septembre la nouvelle revue du Crazy Horse Saloon. Après les années de deuil, suite au décès du fondateur en 1994, les guest-stars de luxe (Arielle Dombasle, Dita von Teese), l’arrivée de Philippe Decouflé, 47 ans, maître de cérémonies de l’Ouverture des Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville (1992), du 50e Festival de Cannes (1997), signe le temps du renouveau. Fini, les girls soldées dans les émissions de réveillon de Michel Drucker ou Mireille Dumas, retour à la barre et au spectacle à l’heure où le burlesque est en plein revival.
Que sait-on de la revue 2009 ? Pour le moment, peu de choses si ce ne sont les déclarations d’intentions du chorégraphe : « C’était devenu un peu désuet, ces derniers temps, mais on contribue à moderniser le show, dans le respect de la tradition d’Alain Bernardin, cet esprit très « nu chic », pop, coloré, graphique (…) Je souhaite que ce lieu attire à nouveau les Parisiens, à qui j’ai envie de dire : venez, le Crazy est redevenu un lieu de création plus bizarre, plus rigolo (…) Il faut donc le modifier petit à petit. C’est ce que je fais depuis six mois. A ce jour, j’ai changé tous les interludes vidéo et la moitié des numéros. Mais j’ai conservé des tableaux « patrimoniaux » comme la danse des horse guards un petit bijou et j’ai remonté de vieux numéros comme celui des pirates. A l’arrivée, en septembre, ce sera un spectacle renouvelé, mais pas intégralement changé (…) En fait, c’est la première fois que j’ai un corps de ballet impeccable. Les filles ont toutes des jambes à peu près identiques. Pour travailler sur l’unité, c’est ce qu’il faut. Mais j’essaye tout de même de rendre l’ensemble moins standardisé : je fais ressortir les caractères, les spécificités de chacune. Par exemple, je débarrasse petit à petit le spectacle des perruques, pour qu’on voie leurs vrais cheveux, leurs vrais visages, qu’on les identifie… ». On y court.

Jacques de Bascher : lui terriblement

Lundi 10 août 2009

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Jacques de Bascher de Beaumarchais © DR

Jacques de Bascher, rajouter de Beaumarchais pour le faire sourire dans sa tombe. De lui, on ne savait que très peu de choses. Son portrait « allongé » par David Hockney, quelques photographies du jeune homme à la fine moustache au côté de Karl Lagerfeld, comme une carte du Tendre impossible à déchiffrer dans le miroir complaisant que tend Rodolphe Marconi au styliste allemand dans son « Lagerfeld Confidential ». Rien de plus, au point de se demander si le garçon a réellement existé, sa mort précoce en 1988 des suites du sida le faisant disparaître d’un seul coup de toutes les mémoires… Malgré les procès et les tentatives de censure, la journaliste Alice Drake nous fait découvrir le dandy, compagnon de longue route de Karl Lagerfeld et épisodique béguin d’Yves Saint Laurent dans « Beautiful people », document paru chez Denoël à l’automne 2008.
De la fin des années 50 aux adieux d’Yves Saint Laurent à la mode en 2002, son récit maladroit parfois mais documenté ressuscite l’atmosphère d’un Paris survolté, où se croisent ces enfants d’après-guerre devenus enfants terribles des années 70, pleines d’alcool, de drogues, de sexe et de fric avant qu’overdose, sida et dépression ne viennent terrasser les plus fragiles d’entre eux au milieu des années 80. Au centre de la photo : Karl Lagerfeld, Yves Saint Laurent, Pierre Bergé, Victoire Doutreleau, Betty et François Catroux, Paloma Picasso, Diane de Beauvau-Craon, Fabrice Emaer, Loulou de la Falaise et quelques autres, artistes, mannequins, créateurs dont Andy Warhol, Kenzo, David Hockney, les richissimes Marie-Hélène de Rothschild ou Hélène Rochas… Et, bien sûr, fascinant filles et garçons de son âge, Jacques de Bascher, chouan de fortune, fils de famille à particule et modeste château, homme du monde et de noblesse, cocaïnomane et noceur invétéré qui fera pour cette étincelante bande d’irréguliers des nuits plus belles que chacun de leurs jours. « Jacques de Bascher jeune, c’était le diable fait homme avec une tête de Garbo. Il avait un chic absolu. Il s’habillait comme personne, avant tout le monde. C’est la personne qui m’amusait le plus, il était mon opposé. Il était aussi impossible, odieux. Il était parfait. Il a inspiré des jalousies effroyables. Ce n’est pas ma faute si Yves est tombé amoureux de lui ! » (1). Une vie comme on n’en pourrait plus, facilitée par les largesses d’un Lagerfeld multipliant de jour comme de nuit les collaborations de Chloé à Fendi en passant par d’obscurs contrats allemands pendant que MM. Saint Laurent et Bergé bâtissent leur empire, enfermant année après année le haut couturier dans sa tour d’ivoire de solitude proustienne et d’excès de tous genres. Portraits de solitaires en groupe, figure d’une époque révolue dont seul l’astre de Karl Lagerfeld – à la manière d’une étoile morte – continue de briller au firmament d’un métier dont il dit qu’il est « éphémère, dangereux et injuste ». Tous y ont laissé des plumes, leurs vies. Alicia Drake le raconte avec précision et perspicacité, faisant de Jacques de Bascher le symbole de ce monde en larmes.

(1). Interview de Karl Lagerfeld, Elle, octobre 2008.

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A table, à la Coupole, avec Karl © DR

M’as-tu vu ? Episode 32

Mardi 4 août 2009

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M. et Mme Nicolas Sarkozy au Cap Nègre © Nice Matin

L’OMS vient de classer les UV artificiels « cancérogènes ». Une mauvaise nouvelle pour les professionnels du bronzage et pour les huit millions de Français adeptes du soleil bleu. Les rayons ultraviolets ont désormais rejoint l’amiante, l’arsenic, l’éthanol, le gaz moutarde, le tabac, la confection de meubles et le ramonage de cheminée sur la liste des « agents cancérogènes pour l’homme », selon un communiqué diffusé mardi par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), organe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

(Ouest France)

Madonna : les chevaux de retour

Mardi 21 juillet 2009

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Michael Jackson et Madonna à la cérémonie des Oscars en 1991 © DR

Elle est donc désormais seule, le pauvre Michaël Jackson disparu dans un nuage narcoleptique. Elle fut la première à réagir à la mort du roi. La reine était « dévastée » et, dans un communiqué de cinq lignes, n’arrêtait pas de pleurer. La scène de son spectacle peut bien s’effondrer à Marseille, c’est elle qui règne et cela depuis des années. Madonna : pas la meilleure chanteuse du monde, pas la meilleure danseuse, la comédienne, n’en parlons pas. 1980, 1990, 2000, demain 2010 : une quatrième décennie s’ouvrira sur un nouveau disque, un nouveau look, une nouvelle collaboration avec la crème des musiciens internationaux. Encore, des concerts surtaxés, à guichets fermés. 2020 : une tournée d’adieux pour ne se consacrer qu’à la philanthropie, le mot « compassion » au bord des lèvres ? Debbie Harry, Cyndi Lauper, Prince, et tant d’autres… Y-avait-il compétition d’ailleurs ? Non, la « material girl », la starlette MTV en bretelles de soutien-gorge, devenue icône mondiale avait vu juste dès le départ. Durer et se réinventer sans cesse, comme un calendrier perpétuel. Elle tient toujours la rampe, celle de la durée – nous n’avons pas parlé de postérité -, corps d’athlète, mental de sportif de haut niveau, chirurgie esthétique comprise, famille en ribambelle de couleurs comme la revanche de la girl next door. Un rêve américain ?

M’as-tu vu ? Episode 23

Dimanche 22 février 2009

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© Reuters / Régis Duvignau

Un vrai musée éphémère: avant d’être dispersées aux enchères à partir de lundi, les oeuvres réunies par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé étaient exposées ce week-end au Grand Palais à Paris, où quelque 7.000 personnes avaient déjà pu les admirer samedi en fin de journée, après jusqu’à quatre heures d’attente (…) Les oeuvres sont exposées dans la reconstitution scénographiée d’un immense appartement qui aurait pu être celui des deux hommes aux 50 ans de complicité, depuis l’entrée, au grand salon, en passant par le salon de musique, la bibliothèque, ou l’insolite cabinet de curiosités (…) Arrivée dès 6h pour les plus matinaux, la foule de curieux, mais aussi de nombreux collectionneurs, marchands d’arts ou simples antiquaires venus de province était également composée de touristes venus « admirer en vrai » ce qui leur semblait relever de l’impossible.

(Source : AP)

Meeting Dita in Paris at Crazy Horse Saloon

Lundi 16 février 2009

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Dita von Teese © DR

Retour au Crazy Horse. On ne boude pas son plaisir malgré la longue demi-heure d’attente devant le célèbre cabaret de l’avenue Georges V. C’est la foule des grands soirs pour applaudir les trois numéros de la strip-teaseuse du Michigan et ex-girl-friend du gothique Marilyn Manson. L’étiquette lui colle à la guêpière comme le sparadrap au capitaine Haddock. Mais Dita, déshabillée chic par Elie Saab, est exceptionnelle dans ce numéro de charme et le Crazy, nostalgique d’Alain Bernardin, en impose encore à quelques jours de sa reprise en main et en jambes par le chorégraphe Philippe Decouflé. Pin up rose et rouge d’abord, entourée des girls, puis brune fatale en manière de Gilda, elle termine son tour par le très fameux « bain noir », lovée au creux d’une baignoire, se donnant de la fraîcheur entre deux beaux soupirs et clins d’œils qui nous ramèneraient à l’adolescence. Scandaleuse et merveilleuse créature, charmeuse Dita.

M’as-tu vu ? Episode 21

Lundi 26 janvier 2009

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Jeanne Moreau © DR

Il faut croire que la connivence des médias est sans limite. Sinon, comment comprendre l’unanimisme autour du film médiocre d’Amos Gitaï tiré du livre de l’éternel président d’Arte France, Jérôme Clément ? Le patron fabiusien, ayant survécu à tous les régimes, reçoit encore pour l’adaptation de son livre « Plus tard, tu comprendras » (Le Seuil) des assauts de louanges, des tresses d’adjectifs admiratifs, tandis que dans la même semaine, sa soeur, Catherine, pareillement concernée par le drame familial, publie opportunément ses « Mémoires » aux éditions Stock. Que le film soit sans grande qualité, peu importe : le plan marketing est de première main, les réseaux tournent à plein régime pour fourguer au plus grand nombre cette histoire familiale édifiante. On voudrait un peu plus de décence…

« Plus tard, tu comprendras », un film d’Amos Gitaï, avec Jeanne Moreau, Hippolyte Girardot, Emmanuelle Devos, Dominique Blanc. En salles.

Season’s Greetings 2009

Mercredi 31 décembre 2008

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© Ryan Mc Ginley

Et mes vœux les meilleurs vous accompagnent pour cette nouvelle année.

Frédéric amoureux

Samedi 27 décembre 2008

On ne saurait affliger Frédéric Mitterrand d’un « m’as-tu vu / Episode x » que je réserve souvent à la vie politique. Alors mentionnons de quelques lignes la très jolie correspondance qu’il nous envoie de Rome dans la dernière livraison du journal de Pierre Bergé « Têtu ». Frédéric est amoureux, malheureux et éconduit par un jeune homme, « beaucoup plus jeune » que lui, naturellement brillant et charmant. Ils travaillent ensemble, mais le garçon n’a supporté la révélation de cette pamoison naissante. Et Frédéric souffre, et Frédéric écrit, avec les accents d’une nouvelle lettre d’amour en Somalie, sa détresse et ses obsessions d’amour fou. Du premier au dernier amour, il n’est de constance que dans la souffrance et le mal d’aimer. Rome désolée.

M’as-tu vu ? Episode 10

Mercredi 17 septembre 2008

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M. et Mme Nicolas Sarkozy et Benoît XVI © Reuters

« Carla Bruni actrice ? C’est ce que l’épouse du Président a déclaré hier sur la BBC lors d’une interview. Sa nouvelle vie au côté du chef de l’Etat ? « Ce n’est pas si difficile, c’est comme jouer dans un film »…
Libération.fr

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