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Archive pour 20 juillet 2011

Eloge de la beauté, exigence du texte

Mercredi 20 juillet 2011

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Laurent Poitrenaux © Frédéric Nauzyciel

Cris, hurlements, bêtises érigées en manifeste dramaturgique, le festival d’Avignon nous en aura donné à voir, de ces errements artistiques, portés par l’immodestie de faiseurs de bruits et d’images sans grand talent. On pourrait encore les soutenir, défendre l’art et l’essai au festival d’Avignon. Et puis, finalement, non, on n’en peut plus de ces spectacles sans queue ni tête, de ces ennuis à répétitions devant ces faux objets de théâtre sans considération pour le geste et la beauté, pour la compréhension et le partage avec le public dont la pire caricature aura été « Au moins j’aurai laissé un beau cadavre » de Vincent Macaigne qui se plaît à réinventer Shakespeare à sa propre et médiocre sauce.
De ce festival d’Avignon, on retiendra la beauté irradiante au petit matin de « Cesena », le spectacle d’Anne Teresa de Keersmaeker, associant les danseurs de la compagnie Rosas aux chanteurs (ars subtilior) de l’Ensemble graindelavoix de Björn Schmelzer et la profondeur maladroite mais tellement entêtante du « Jan Karski (mon nom est une fiction) » d’Arthur Nauzyciel d’après le roman de Yannick Haenel. Le reste, il s’oubliera…

David Hilliard en plein cœur

Mercredi 20 juillet 2011

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Rock Bottom, 1997 © david-hilliard.com

Trois ou quatre panneaux, toujours. Trois ou quatre images comme le plan séquence d’un spectacle que nous devinons intime et sensible. Bien sûr, David Hilliard, qui fut l’élève de Greg Crewdson et Philip-Lorca di Corcia à Yale, n’échappe pas à un certain conformisme de la photographie américaine, un maniérisme propre à l’époque et à la mode pour les images très léchées et une homo-sensibilité un rien rebattue, mais, preuve de son talent, son travail et plus encore ses sujets, ses obsessions, rassemblés le plus souvent sous la forme de triptyques émouvants touchent à en plein cœur.

Exposition jusqu’au 7 août à la Galerie particulière (16 rue du Perche, Paris 3).

Deep End : le garçon des Bains douches

Mercredi 20 juillet 2011

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John Moulder Brown dans Deep End.

Comme un vieux vinyl, laissé trop longtemps à l’arrière d’une bagnole, on redécouvre, à la faveur d’une reprise estival, le très beau Deep End de Jerzy Skolimowski, sorti en 1970. Sublime petite bulle pop, au délicieux parfum seventies, les fragments cocasses et tragiques des premiers émois de Mike, un garçon de bain amoureux de sa belle et rousse collègue Susan…

En salles depuis le 13 juillet.