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Archive pour 24 août 2010

Wolfgang Tillmans : la beauté du geste

Mardi 24 août 2010

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Dan, 2008 © Wolfgang Tillmans / Courtesy of the artist and Maureen Paley.

Une image, pour une fois sans commentaire, dans l’idéale beauté de ce geste. La force des photographies et du regard de Wolgang Tillmans, définitivement.

Wolfgang Tillmans à la Serpentine Gallery, Londres, jusqu’au 19 septembre 2010.

Feria 2010 : jours tranquilles à Béziers ?

Mardi 24 août 2010

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Jose Maria Manzanares © DR

Béziers ! Toujours la même fièvre alors que vient le 15 août. La ville est transformée en kilomètres de bars et de buvettes, où il est de rigueur d’écouter chansons à boire et autres hymnes de ripailles dont le maître étalon semble être le petit bonhomme en mousse de l’animateur Patrick Sébastien.
Quitter la ville pour rejoindre les arènes ? Impossible. Le chemin des arènes sert de terrain de boisson à la population locale dont l’amour du toro semble indexé sur la formidable machine à cash que représente l’animation estivale – les courses de toro se doublant, à la nuit tombée, de spectacles de vedettes déchues ou déclinantes.
Si le climat ne vous semble pas propice, il faut alors arriver tard et repartir au plus vite, se glisser tant bien que mal dans l’arène. On crie, on pousse, on s’apostrophe avec force gueulantes et déglutition de bière bon marché. Dans l’arène, le silence vient avec peine, sans cesse interrompu par un gueulard qui réclame un peu de musique pour accompagner les passes plus ou moins heureuses du toréro. D’autres créatures, du genre cagole, string apparent, accent idoine, peau et chevelure brûlés de soleil, font causette, dans l’indifférence de la course qu’elles peinent sans doute à suivre… Se concentrer sur le paseo dans cette jungle alcoolisée et fardée relève de l’exploit. On suit cependant avec vaillance les belles manières de Sebastian Castella que l’on a connu plus glorieux. On s’ennuie avec Morante de la Puebla, définitivement inégal dans ses combats, tantôt brillant et inspiré, tantôt poussif et colérique sans qu’on parvienne à s’attacher à la figura. Enrique Ponce se maintient, imitant désormais l’intrépide Castella pour recueillir les faveurs du public. Et vient le dandyesque Jose Maria Manzanares, tout juste sorti des pages du Vogue italien. Figure délicieuse, cambrure d’ambitieux, il a fait des ravages sans pourtant véritablement triompher. Sa classe certaine vous faisait tout de même oublier les beuglants et les jacassantes…

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Jose Maria Manzanares © Bruce Weber