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Jérôme Bel : et le beau diable en rit encore…

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© DR

La pièce, de danse, avait fait scandale à sa création en 1991. Près de 10 ans plus tard, à voir et entendre le charivari dans la salle du Théâtre de la Ville, dont on sait pourtant la résistance du public, bien que fort conventionnel et grégaire, à toute sorte de tentative d’épuisement du spectateur parisien, on se dit que Jérôme Bel doit encore en rire et être heureux que son « bon coup » fonctionne encore à merveille. Des cris, des hurlements, des apostrophes populistes, des « remboursez » et des « ta gueule » en réponse, sans oublier la rituelle « prise d’otage » des belles âmes de la culture élitiste pour tous. Contre quoi ? Une adorable dance party, où un DJ d’un certain poids s’emploie à faire tourner toute sorte de rengaines pop qui électrisent ou consternent l’assistance. Sur scène, on y chante, on y danse. Non sans une certaine rigueur, Ballet de l’Opéra de Lyon oblige. On reconnaît le délicieux Cédric Andrieux, échappé lui aussi de son très beau solo de l’automne. De la non-danse, on vous dit, alors il ne fallait pas s’attendre à autre chose de cela. Des manières de voyou, dominées par une exquise conscience de sa race. N’est pas Jérôme Bel qui veut.

The show must go on, ms Jérôme Bel avec le Ballet de l’Opéra de Lyon.

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