Madonna : la réinvention permanente

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Madonna et Williams Pharrell © DR

Elle chante peut-être, elle danse plus sûrement, entourée d’une escouade de jeunes et éblouissants danseurs hip hop, diablement new-yorkais, customisés Adidas et American Apparel de la tête au pied. Vous me voyez arriver, je me suis encore fait avoir à acheter le nouvel opus « live » de Madonna. Sticky and Sweet Tour. J’avais boudé ses concerts parisiens, après deux expériences assez malheureuses à Bercy. Le coffret m’a fait de l’œil à l’aéroport, il aura finalement bien tenu l’aller Paris-Casablanca. Sur l’écran, une Madonna quinquagénaire, maîtrisant à son allure, donc à l’extrême ce qui fait son longévité : un audacieux culot, doublé d’une intelligence féroce de l’époque, le sens des affaires venant sans doute trois secondes après. Armée, bardée de ces convictions autant spirituelles que matérialistes, elle se donne en scène, enrôlant, bienheureux, les jeunes Pharrell, Timberlake ou Timbaland, et encore Barack Obama au soir de son élection (mémorable séquence à San Diego) à son seul panache. Redoutable et permanente réinvention, on ne se lasse pas d’observer un tel talent à durer. Irrésistible.

Madonna, Sticky & Sweet Tour, CD et DVD Warner Bros.

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