Deux comédiens, seuls en scène

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Jonathan Capdevielle © DR

Il est des comédiens qui, le pied à peine posé sur le plateau, font comme partie de votre famille. Nicolas Bouchaud, depuis ses aventures rocambolesques avec Jean-François Sivadier, et Jonathan Capdevielle, plus récemment, sont de ceux-là. Deux bêtes de scène, deux forces timides. Le temps de sentir la salle, de tenir le public, et ils donnent tout et le meilleur d’eux-même. Jonathan Capdevielle fut ainsi porté en triomphe il y a quelques jours aux Antipodes de Brest, présentant « Adishatz », une performance chantée et bouleversante sur l’adolescence d’un garçon d’aujourd’hui. Il était pourtant bien tard dans cette nuit brestoise mais le public, secoué pour certains de rires trop veules pour ne pas masquer leur gêne, était à l’unisson de cette folie barbare et délicate. Quelques jours plus tard, à Toulouse, Nicolas Bouchaud, les mots dans ceux du critique ciné Serge Daney, partageait sa cinéphilie avec le public du Théâtre national. Fringuant, moqueur et heureux, parfois féroce avec le public, il emportait tout, John Wayne en fond d’écran n’avait qu’à bien se tenir.

Adishatz, une performance de Jonathan Capdevielle.
Showroomdummies, un spectacle d’Etienne Bideau-Rey et Gisèle Vienne.
La loi du marcheur, ms Eric Didry, avec Nicolas Bouchaud (En tournée en France)

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