L’homme qui plantait des arbres

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Françoise Fabien et Guy Marchand © Ad Vitam

L’argument est simple : Frédérick (Guy Marchand impeccable) fait pousser des arbres et, depuis près de soixante ans, cultive un secret. Autour de lui, seuls sa femme (Françoise Fabian, royale en bourgeoise digne de province) et son fils aîné (Pierre Loup Rajot, perdu de vue) savent la vérité sur son histoire. La mort de ce fils, avec qui il entretenait des rapports conflictuels, le conduit à révéler enfin à ses proches ce qu’il n’avait jamais pu dire. Le secret : l’homosexualité de Frédérick. Vient le temps, cet automne de la vie, où il faut que les secrets circulent, comme dirait Hervé Guibert. On pense d’emblée au terrible « Festen » de Thomas Vinterberg, mais le duo Ducastel / Martineau n’a pas cette violence. Le secret court, oui, mais comme l’eau lente d’une rivière en hiver, gelée en surface, tourmentée en son fond et les comédiens, formidables et attachants (n’oublions pas l’éclatante Catherine Mouchet), sont à ce diapason. En toute simplicité. Ce qui rend ce beau film fragile, solide comme un chêne.

L’arbre et la forêt, un film de Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Rix Jean Vigo 2009. (En salles)

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