Son nom est Cédric Andrieux. Il danse.

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© Théâtre de la Ville

On aura dansé tout l’automne (de belle manière, dans « La belle », ce conte raconté de traviole par Nasser Martin-Gousset comme un demy-divertissement assez heureux, plus hermétiquement à Gennevilliers avec Raimund Hoghe et Faustin Linyekela dans une partition « Sans titre », nouveau duo amoureux du chorégraphe allemand pour un danseur, Faustin prenant la place de l’adoré Lorenzo de Brabandere) et quand la bise fut venue, on aura vu le plus beau spectacle de cette saison au Théâtre de la Ville. Dans un théâtre comble, dans le cadre d’un hommage distancé à Merce Cunningham, un homme s’est avancé. Il a posé son sac et sa bouteille d’eau. Il n’a pas commencé par danser. Non, il a raconté. Son enfance à Brest. Sa mère. Ses cours de danse. Ses auditions au Conservatoire. Ses études. New-York. L’audition chez Merce. La difficulté du travail, les répétitions, l’ennui. L’amour d’un garçon, puis d’un autre, Gordon, le départ de New-York, la rencontre avec Jérôme Bel et le voici sur ce plateau. Cette belle autobiographie, aux mots justes, est par instants éclairée de quelques pas de danse, empruntés à différents chorégraphes. Le danseur s’appelle Cédric Andrieux et il donne son nom à ce spectacle divin, applaudi à tout rompre par une salle émue.

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