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Archive pour 1 octobre 2009

M’as-tu vu ? Episode 42

Jeudi 1 octobre 2009

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Mmes Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy © Claude Gassian / Le Figaro Magazine

« Je vois en effet Carla régulièrement. On se téléphone assez souvent. Nous avons dîné cet été au Cap Nègre, très agréablement. Je la trouve très belle, élégante, tout en étant très simple, sobre. C’est une vraie artiste. Elle est très gaie, amusante. Elle apporte beaucoup au président dans cette vie stressante, cette course permanente contre la montre. Et puis, elle n’a rien abdiqué de ses convictions ni de sa personnalité. C’est le signe d’une belle intelligence et d’un grand caractère. »

Bernadette Chirac, interview dans Le Parisien, le 1er octobre 09.

Le québécois Pierre Lapointe nous revient

Jeudi 1 octobre 2009

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Pierre Lapointe © DR

Trois ans après « La forêt des mal-aimés », l’auteur-compositeur-interprète québécois revient avec son troisième album « Sentiments humains » et c’est une nouvelle réussite, au point qu’il tient l’affiche de la petite Boule noire à Paris pendant près d’un mois. Il faut le voir, il faut l’écouter. Le jeune homme avait du talent, on le savait. Il gagne aujourd’hui en maturité avec une douzaine de chansons élégantes, aux mots choisis, des mélodies qui se font vite jolies rengaines. Elles disent l’amour et ses mystères, mêlant les confessions intimes et cet univers de mystère qui fait la singularité de ce cher Pierre Lapointe. Oui, alors, on est heureux qu’il nous revienne et qu’il soit à nous !

Sentiments humains, Pierre Lapointe.

En tournée dans toute la France et à Paris à la Boule noire, jusqu’au 17 octobre.

Drôle d’aubergistes à Woodstock

Jeudi 1 octobre 2009

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Demetri Martin dans « Hotel Woodstock » © DR

On avait laissé Ang Lee à Brokeback Mountain, deux cowboys éperdus d’amour l’un pour l’autre. On le retrouve à Woodstock, sur les pas d’un drôle d’Eliott, garçon sensible s’ennuyant à Bethel, écrasé par une mère ashkénaze, jamais remise de la guerre et de son exil, un père falot et taiseux, naviguant entre le motel familial et New York où il tente une laborieuse carrière artistique. En quelques jours, sa verte vallée deviendra, par son entregent libertaire, le mythique « Woodstock », et son hôtel vétuste le carrefour de toutes les expériences hippies. Eliott, lui, embrassera et couchera avec un solide garçon au regard triste, se laissera aller à un trip flower-power, protégé par un body-guard transgenre (excellent Liev Schreiber). Vivre, vivre enfin : c’est le credo d’Ang Lee depuis ses premiers films. A Woodstock, la démonstration est intéressante mais tourne un peu court tant la reconstitution est caricaturale et les personnages campés grossièrement. On aurait aimé une part documentaire plus grande, moins légendaire pour que le film sonne plus juste. Il n’empêche, cet Eliott, sa famille, ses nouveaux amis, sont attachants et portent le film de toutes leurs maladresses.

Hôtel Woodstock, un film d’Ang Lee. En salles.

L’Européenne : illusions comiques

Jeudi 1 octobre 2009

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L’Européenne © DR – Théâtre de la Ville.

Après l’émouvante « Commission centrale de l’enfance », on pensait assister à la naissance d’un auteur, David Lescot. Las, rien ne s’est passé comme imaginé et le spectacle proposé par l’auteur et metteur en scène au Théâtre des Abbesses en plus de la reprise de la « Commission » n’est pas à la hauteur nos espoirs. Commencée tambour battant sur une hilarante affaire de traduction, la pièce perd vite toute sa substance pour finir en une immense gesticulation. Il est, ensuite, question des arcanes de l’institution européenne vu par ses multiples interprètes, puis d’un hypothétique nouvel hymne pour la commission européenne en remplacement de la célébrissime « Ode à la Joie » de Beethoven. Les comédiens et musiciens s’agitent sans pouvoir donner corps à ces sujets et s’appuyer sur un texte digne d’intérêt. Ils ne sont pourtant pas mauvais, jeunes, généreux et pleins d’allant. Mais, sans texte, que faire si ce n’est tourner en rond jusqu’à ce final malheureux en forme de comédie musicale navrante ? Rien de convaincant, des bavardages, des images sans fondement… On oublie.

L’européenne, ms David Lescot, Théâtre de la Ville – Les Abbesses, jusqu’au 3 octobre 09.