
Le président Nicolas Sarkozy et Robert Bourgi © DR
Quelle lutte en barbouzie a fait sortir ces dernières semaines Robert Bourgi du bois francafricain. Portrait en dernière page de Libération, dans Le Monde, interview maladroite au micro de Jean-Michel Apathie sur RTL. Trafic d’influence au moment de l’accession au pouvoir de la nouvelle génération Bongo entre l’homme qui se dit ami du Président Nicolas Sarkozy, le Quai d’Orsay de son ennemi Bernard Kouchner et la cellule africaine de l’Elysée, dirigée par Bruno Joubert ? Il y a là un agenda secret que sans doute nous ne sommes pas capables de saisir, mais il n’empêche que sa présence jette le trouble sur les relations déjà sombres entre la France et l’Afrique. L’avocat Bourgui qui rappelle à l’envi le conseil de son parrain Jacques Foccart « En Afrique, reste à l’ombre, tu n’attraperas de coup de soleil » parle. Et beaucoup : la nouvelle aux médias français de la mort de « Papa » Bongo – le président gabonais lui donnait du « fiston » -, l’éviction de Jean-Marie Bockel du Secrétariat d’Etat à la Coopération, le conseil du nouveau ministre Joyandet et de Claude Guéant à l’Elysée, c’est lui, les contacts entre le fils du président Wade et le ministre Hortefeux, toujours lui, les négociations autour des ports africains administrés par Vincent Bolloré, pas de doute, il est passé par là. Il a encore cette phrase : « Au Gabon, la France n’a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgui, c’est Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l’électeur le comprendra ». Subliminale forcément subliminale.












