Le ravissement « Chéri »

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Michelle Pfeiffer © DR

Y aller et y revenir. Revu l’autre dimanche le très beau film de Stephen Frears, tiré de « Chéri » et « La fin de Chéri », deux romans de Colette. Il n’y a rien à dire, sinon que c’est un film impeccable, en pleine grâce et intelligence, porté par Michelle Pfeiffer et Kathy Bates, qui s’affrontent en un sémillant jeu de dames. Encore un film à costumes, où Stephen Frears s’enivre d’organza, de taffetas et autres crinolines ? Non, Frears se saisit d’un siècle naissant, d’un homme et de quelques femmes décadents dans un monde qui bientôt ne sera plus le leur. Il faut un générique et quelques photographies pour que le cinéaste et son formidable scénariste Christopher Hampton placent leurs regards narquois sur ces personnages d’un autre temps pour que le film démarre, brillant, et ne s’arrête plus. Chéri, Nounoune, les cocottes, défilent. Bientôt Maxim’s ouvre ses portes à l’heure de souper, on s’endort à l’hôtel Régina aux Tuileries, on se réveille, en mal d’amour, à l’Hôtel du Palais à Biarritz. L’amour, la fantaisie, vieillir sans jamais mourir. Un ravissement.

Chéri, un film de Stephen Frears. Sortie DVD en octobre 2009.

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