Partir, revenir

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Kristin Scott Thomas © DR

Une jolie maison dans le Gard, cigales chantantes, baies vitrées sur le jardin, tableaux et mobiliers confortables. Deux adolescents, une femme anglaise pour un mari chirurgien. Les ouvriers travaillent dans l’atelier. Suzanne. Une femme s’ennuie, une femme s’enflamme pour le plus « brave » de ses ouvriers. Un catalan replet, poilu de dos comme de face, ancien taulard. Un diable de l’amour. Catherine Corsini, que l’on avait connu nettement moins inspirée, filme son actrice Kristin Scott-Thomas. Elle est de tous les plans, par tous les temps. Une femme et deux hommes. Rosalie, César, David, comme avant eux, Jules et Jim. L’histoire commence et finit d’un coup de fusil. D’emblée, Catherine Corsini prend la voie Truffaut jusqu’à utiliser en bande originale les musiques composées par Georges Delerue pour ses films. Son récit cavale. Il ne s’arrêtera pratiquement pas. Le scénario est sans relief mais Catherine en pince pour Kristin et c’est avec la performance nerveuse d’Yvan Attal, enfin, revenu devant la caméra, le meilleur de ce film aux situations attendues comme la ritournelle connue, perdue de vue, reconnue. Celle de la passion d’une femme amoureuse.

Partir, un film de Catherine Corsini (1h25). En salles.

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