Séraphine, la femme des bois

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Quelques mots pour revenir sur le talent merveilleux de Martin Provost. 2008 aura été son année : un récit « Léger, humain, pardonnable », paru au Seuil, finaliste du Prix Fémina et ce film, juste et sensible, Séraphine, multi-récompensé aux César. Martin Provost mène ainsi une double vie. Cinéaste et écrivain. Son récit a la même puissance que son film. Des mots pour une famille entre tourments et bonheurs d’être ensemble, un film sur une femme qui parle aux arbres, fait des bontés de la nature les couleurs de ses toiles. Aujourd’hui, on l’attaque. Irène Frain, plume de fiel, donne la charge dans Match : Alain Vircondelet, premier biographe de Séraphine de Senlis, dénonce un plagiat et sous-entend que Provost aurait repris des passages entiers de son travail pour le scénario. Le succès suscite toujours d’amères jalousies mais Martin Provost travaille déjà à son prochain film, une adaptation d’un livre magnifique : « Mauvaise pente » de l’irlandais Keith Ridgeway, avec toujours, Yolande Moreau…

Séraphine, un film de Martin Provost. (En DVD)

« Léger, humain, pardonnable » de Martin Provost (Editions du Seuil)

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