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Archive pour 24 mars 2009

La fille du RER : cherchez le garçon…

Mardi 24 mars 2009

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Nicolas Duvauchelle : le garçon du RER © DR

Un nouveau film d’André Téchiné, comme un nouveau rêve à soi, à peine partageable. S’y embarque la ciné-famille d’André Téchiné : Catherine Deneuve, Michel Blanc, des nouveaux venus – Emilie Dequenne, Mathieu Demy, Ronit Elkabetz – magnifiquement dirigés et un acteur irradiant : Nicolas Duvauchelle. On vous parle d’une fille, mais c’est d’un jeune homme dont il s’agit. De ce garçon-là, Franck, Jeanne tombe follement amoureuse. Il la libère du joug familial. Alors, oui, à cause d’un garçon, Jeanne, jeune fille dérangée, ment et malmène l’existence de ses quelques proches qui ne savent pas comment la considérer. Mi-enfant, mi-femme, seul Nathan, l’enfant-témoin, figure rituelle des films de Téchiné, saura entendre le chaos qui sourd en elle. Une nuit, celle du chasseur, entre le bien et le mal, entre l’amour et la haine, entre l’enfance et l’adolescence, il saura la réconcilier avec cette chienne d’existence : père-courage mort trop tôt, mère libre mais sans amour… Le film d’André Téchiné est taiseux, taciturne : il ne dit pas grand chose. A quoi bon ? Tout opère dans la nuance de ces plans qui s’effacent les uns après les autres et dressent avec beauté le portrait d’une jeune femme sans qualité…

La fille du RER, un film d’André Téchiné, avec Emilie Dequenne, Catherine Deneuve, Michel Blanc, Mathieu Demy, Ronit Elkabetz (1h45). En salles.

Les profils urbains de Denis Darzacq

Mardi 24 mars 2009

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Hyper © Denis Darzacq

Comme un uppercut. Jusqu’à la semaine dernière, le Château d’Eau à Toulouse présentait plusieurs séries du photographe Denis Darzacq. La série « Chutes » (2006) dont j’ai déjà parlé ici, mais aussi des séries plus anciennes de foules urbaines (« Ensemble »), d’hommes et de femmes nus dans des paysages pavillonnaires, dans l’herbe verte des banlieues (« Nu », 2003). Et une nouvelle série « Hyper » (2007) où les personnages de « Chutes » semble avoir quitté le macadam de leur cité pour les rayons et néons d’un supermarché Casino. Même mouvement aérien, lévitation identique, temps arrêté sur des corps tendus par une déflagration imaginaire. L’univers a changé : il est tout coloré des produits de grande consommation, d’une lumière froide mais commune des hypermarchés. Les hommes et les femmes qui s’y perdent sont, une nouvelle fois, sous l’œil du photographe, intrigants et plus que séduisants…

Denis Darzacq, Le corps sculpture, Le Château d’Eau, Toulouse, jusqu’au 22 mars 09 (catalogue).