A l’ombre de ce cher Oncle Vania

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Malgré ses ruptures de rythme, on aime cet « Oncle Vania », dans la version « modernisée » par les traducteurs André Markowicz et Françoise Morvan, et mise en scène par Rodolphe Dana et Katja Hunsinger pour le collectif les Possédés au Théâtre de la Bastille. L’histoire, on la connaît et par l’enchantement d’une table éclairée à la bougie et de comédiens en pleine forme et heureux d’être ensemble, on la redécouvre, merveilleuse, intrigante, malheureuse et fataliste. Etonnant Tchekhov qui résiste à tout, tant son théâtre est universel. Reste aux Possédés à veiller à ne pas sombrer dans la caricature de ce qui a fait à leurs débuts leur singularité : un certain non-jeu, le théâtre dans le prolongement de la vie. Cette manière, en effet, de faire open vodka-bar, à l’entrée du spectacle est assez ridicule et ne sert en rien le propos. Un truc bobo qui frise le peu de goût…

Oncle Vania, Anton Tchekhov, par le collectif les Possédés. Théâtre de la Bastille, du 23 février au 28 mars 2009.

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