Boy A : le jeune homme de peines

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Pourquoi seuls les réalisateurs britanniques savent s’emparer avec un talent évident de faits divers et traiter du quotidien, justice comprise, avec autant de netteté. Le film « Boy A » avec ses quelques erreurs de premier film – un casting en partie défaillant – est malgré tout un modèle du genre. A 24 ans, Jack (Andrew Garfield) sort de prison où il a passé toute son adolescence pour un meurtre qu’il a commis enfant. Changeant de nom, suivi par un travailleur social (Peter Mullan), il apprend à se reconstruire. Non sans difficulté mais avec une volonté touchante jusqu’à ce que sa véritable identité soit révélée… Forme aboutie, récit maîtrisé, le film vous saisit et cette histoire malheureuse d’un pardon social impossible vous tient une heure trente durant sans pour autant vous assommer de certitudes. On salue la performance du réalisateur John Crowley.

Boy A, un film de John Crowley. En salles (1h35)

Une réponse à “Boy A : le jeune homme de peines”

  1. HODY dit :

    Film magnifique dans le scénario comme dans la forme (l’arrivée dans la discothèque accompagnée par la montée du son et de la lumière, le manège tournoyant, les visages en gros plan,…).

    Une question fait débat autour de moi : Jack / Eric devait-il révéler à Michelle sa véritable identité ? Pour moi cela ne fait aucun doute, car seule Michelle pouvait partager avec lui ce secret et accepter son identité et ses actes antérieurs.

    Sans le regard compatissant de Michelle -en tout cas je crois qu’il aurait été compatissant -, impossible de redevenir le petit assassin lorsque le pot aux roses est découvert.

    La question est lancée…

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