Librairie des Colonnes : retour à Tanger

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Charles Matton, Librairie des Colonnes (1998) © DR

Vive réaction de Simon-Pierre Hamelin, animateur de la librairie des Colonnes, à la lecture de ma note sur Tanger et réponse idoine, mais finalement nous finissons pour nous comprendre. L’écrivain, photographe, animateur de la revue « Nejma » me reproche dans des termes assez virulents ma vision de la librairie tangeroise sans connaître toutes les difficultés de la vie du livre au Maroc : « … Outre la mauvaise santé du marché du livre au Maroc, c’est ce qui rend la librairie « vide », mais c’est aussi le cas de la majeure partie des librairies marocaines. Aussi, il ne suffit pas de dire que la Librairie est vide, mais il serait peut-être plus judicieux de dénoncer ces fonctionnements structurels et conjoncturels, ou de parler de la gestion de la culture ici, au Maroc, de la diffusion du livre, des intérêts étrangers et notamment français qui rentrent en opposition avec une véritable et effective bonne santé en ce domaine… C’est pourquoi, je suis obligé de rétablir une vérité, qui est la réalité de ce lieu et de souligner l’existence de la Revue Nejma (ayant co-dirigé le dernier numéro de « La Pensée de Midi » sur Tanger, publiant Bowles, Borges, Meddeb, Taïa, Vergne…) dont j’aurais aimé vous parler; aussi des activités de la Librairie qui vont bien au-delà de la réception des « clients exotiques »… C’est aussi à la librairie, que vous auriez pu trouver les traces du Tanger légendaire, dont vous dites, qu’il ne reste rien. Et bien si, Mohamed Mrabet en est le meilleur exemple : premier écrivain marocain a avoir été publié chez Gallimard, traduit en 14 langues, ayant travaillé avec Bowles, ayant connu tous les écrivains que vous citez, travaillant encore (peinture et littérature), à tel point que nous allons sortir ensemble un roman, qui sera publié courant 2009, en Hollande, Allemagne et Italie… et que je suis en train de lui organiser des expositions à Madrid et à l’Alambra de Grenade en mai. Il est effectivement difficile d’avoir accès à ces informations, si je ne suis pas à la librairie… Mais il y a des moyens, toujours, de savoir ce qui se passe ici. Notre réalité et celle de ce pays, nous pousse à être quelque peu susceptibles sur certains sujets, aussi vous voudrez bien m’excusez du ton enlevé de mon dernier courrier. Chacun est le bienvenu à la librairie des colonnes, et je serai ravi de vous y voir. »
Alors, si vous passez par Tanger, poussez la porte de la librairie des Colonnes à la rencontre de Simon-Pierre Hamelin, il sera votre meilleur guide pour découvrir cette ville étonnante…

Une réponse à “Librairie des Colonnes : retour à Tanger”

  1. stephanie gaou-bernard dit :

    Bonjour,

    Je lis votre site avec beaucoup de plaisir et découvre que vous connaissez Tanger. Je me permets ce petit message pour vous dire que Les Colonnes n’ont plus l’apanage de la culture à Tanger et vous informer que j’ai ouvert début 2010 un lieu qui se veut différent de ceux déjà existants sur la ville, qui tient à la fois de librairie, salon de thé, galerie photos et qui s’appelle « les insolites ». Si, par hasard, vous aviez l’occasion de revenir dans la Cité du Détroit, je me ferais un réel plaisir de vous rencontrer.

    Tangereusement vôtre.

    Stéphanie Gaou-Bernard

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