Un grand garçon pour une pièce impossible

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L’affiche © Théâtre du Rond Point

Il y avait tout pour un grand spectacle : des comédiens haut en couleurs – Eric Berger, Micha Lescot, Jean-Yves Châtelais, Isabelle Carré – et un texte en folie, mais c’était en oubliant Jean-Michel Ribes à la mise en scène. Et ici le bât blesse : la subtilité d’un texte au cordeau se transforme en farce grossière et outrageante, ce qui nécessitait de la finesse d’esprit et un peu d’a-propos se déploie avec force démonstration. Décors, mise en scène, direction d’acteurs, le spectacle est pour ainsi dire à l’avenant jusqu’à ces dernières images d’une cour d’école, où, dans la continuité de son spectacle, Jean-Michel Ribes donne des leçons de bonne conscience en ces temps ultra-sécuritaires. On aurait aimé plus d’agilité à la mise en scène et moins d’imprécation. Si le théâtre se veut politique, alors il faut faire confiance aux mots et aux situations inventés par les auteurs. Pour le coup, l’idée semble avoir échappé au tonitruant patron du Théâtre du Rond-point…

Un garçon impossible, Théâtre du Rond-Point, jusqu’au 28 février 2009

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