Il divo : la religion du pouvoir

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Il divo © Studio Canal

Un film d’Italie qui nous perd dans les errements de la vie politique italienne et nous revient cependant, jour après jour, comme un boomerang. Il est pourtant fragile, le film de Paolo Sorrentino. Fragile parce que la farce politique tourne court par une mise en scène inutilement hystérique, heureusement fragile par le portrait qu’il offre du couple Andreotti, métaphore des silences et des basses œuvres de la Démocratie Chrétienne italienne. Au meilleur du film, cet instant de solitude édifiante qui montre Andreotti, migraineux, quitter le domicile conjugal aux premières heures du jour, marcher à confesse, une armée de carabinieri autour de lui, s’arrêter pour lire sur un mur romain une inscription le conspuant. Faut-il faire tant de mal pour le bien commun ? Le film de Paolo Sorrentino dénonce mais ne trouve pas d’autre solution que le grand-guignol… Décevant.

Il divo, un film de Paolo Sorrentino (1h50). En salles.

Une réponse à “Il divo : la religion du pouvoir”

  1. huron dit :

    Mais le « grand-guignol » n’est-ce pas, en l’espèce et paradoxalement, donner à voir ce qui se cache derrière les masques?
    Moi, j’ai adoré.

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