Catherine Deneuve avec vue sur le Liban

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Rabih Mroué et Catherine Deneuve © DR

Elle est intrépide et définitivement la plus grande actrice française. La plus intriguante aussi, loin des minauderies de ses consœurs : Moreau, Ardant, Huppert, Adjani ou Béart. Elle a dit oui à deux jeunes cinéastes, venus de l’art contemporain. Oui pour partir avec eux, malgré son statut encombrant de reine du cinéma français, pour témoigner, route faisant, de la situation du Liban. Le prétexte d’un gala de charité à Beyrouth, et là voilà, déjà, dans la voiture de l’artiste Rabih Mroué, sans même le connaître, à sillonner son Liban natal. Vers le Sud et la frontière israélienne. Il ne se passe que peu de choses dans ce film : des secousses et des inquiétudes face à des terrains minés, des ciels changeants, des bâtiments en ruines, une maison familiale que l’on ne retrouve plus, quelques voisins, et encore des ruines comme un désert qui avance. Catherine Deneuve se promène à peine, regarde et s’en dort comme pour fuir le réel. Quelques heures plus tard, quand elle s’installe à la table de l’ambassadeur de France, elle guette à tout instant l’arrivée d’un homme : Rabih Mroué, devenu un guide, un ami.

« Je veux voir », un film de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige . En salles.

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