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Archive pour novembre 2008

La vaine élégance de James Bond

Dimanche 16 novembre 2008

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Daniel Craig dans le désert bolivien © DR

Drôle de James Bond. On y va un samedi après-midi de temps gris, histoire de se changer les idées et on en ressort en se disant qu’en deux heures assourdissantes de combats filmés au cordeau, on a perdu le flegmatique James Bond, l’élégant agent britannique. Il ne reste qu’un mercenaire dépressif abandonné dans une mission écolo-bolivienne sans attrait face à un méchant très peu vaillant, incarné par le comédien français Mathieu Amalric qui ne semble pas en revenir d’être face au très chic Daniel Craig. Les James Bond Girls n’ont pas plus de saveur. Attendons le prochain.

Le site du film « Quantum of solace »

Dick Annegarn, le garçon dans la vallée

Dimanche 16 novembre 2008

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Dick Annegarn © Jan Welters

Il chante des chansons nouvelles, mais elles semblent déjà de son répertoire. Rien de nouveau sous le signe de Dick Annegarn. Rien n’est moins grave, elles rythment, à la manière des autres, nos dernières semaines. Il y est question de poule qui pond tant, de Théo et Vincent Van Gogh, de la vie qui va et vient et de l’amour, toujours. Une jolie pépite de ce « Soleil du soir » : un hommage, heureux, à un Jacques. Jacques Brel. Emouvant.

Soleil du soir, Dick Annegarn. Tôt au Tard. Sortie le 3 novembre.

Les trésors d’un siècle Saint Laurent

Vendredi 14 novembre 2008

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Pierre Bergé devant le portrait d’Y. Saint Laurent par A. Warhol © F. de Serres

Juste pour mémoire et dans l’émotion toujours vive de la mort d’Yves Saint Laurent, ravivée ces jours-ci par la parution de la biographie croisée de Saint Laurent et de Lagerfeld chez Denoël, signaler la publication de l’enquête d’Annick Cojean sur la vente dite « du siècle », celle de la collection de Pierre Bergé et d’Yves Saint Laurent en février 2009 chez Sotheby’s. Elle s’annonce exceptionnelle et unique comme le créateur disparu et le couple que les deux hommes formaient.

La vente du siècle, par Annick Cojean, Le Monde, 27 septembre 2008.

Alicia Drake, Beautiful people, splendeurs et misères de la mode, Denoël.

Pierre Bergé, L’art de la préface, Gallimard.

M’as-tu vu ? Episode 13

Dimanche 9 novembre 2008

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Lionel Jospin © DR

Il est prompt à prendre la plume pour donner des leçons à tout le monde sans jamais balayer devant sa porte. Le professeur Lionel Jospin, candidat désastreux aux élections présidentielles de 2002, syndic de faillite du Parti socialiste dans les mêmes années, soutenait pour les élections au premier Secrétariat du Parti socialiste la motion de Bertrand Delanoë et François Hollande avec le résultat que l’on connaît : 29,59 % pour les ségolénistes et les tenants régionaux de la « Ligne claire », 25,35% pour le maire de Paris, 24,39% pour la maire de Lille et un encourageant 19% pour les néo-gauchistes emmenés par Benoît Hamon. Au même moment que la défaite du dernier carré des jospiniens, on apprenait que l’ancien premier ministre n’avait pas pris part au vote, préférant un colloque à l’étranger. Etrange manière d’incarner la démocratie interne au Parti socialiste et d’inciter les militants à voter…

Valérie Lemercier en petite forme au Palace

Dimanche 9 novembre 2008

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Valérie Lemercier © DR

Manifestement, Mademoiselle Lemercier n’avait pas suffisamment travaillé avant la première de son spectacle donné l’autre soir au « nouveau » Palace. Aurait-elle passé plus de temps à répondre aux interviews qu’à apprendre les textes qu’elle a co-écrits avec sa complice Brigitte Buc ? Cela parut évident quand à plusieurs reprises, elle eut des trous de mémoire – dont elle eut l’élégance de s’excuser au moment des saluts. Manque de travail encore sur ces fameux « nouveaux » textes, plutôt faiblards mises à part une « Marie-Aude » bientôt de légende et une mère d’homosexuel addict à sa cafetière senséo dans un monologue de tristesse avec la « copine à pédé » de son fils… Las, le spectacle fut le plus applaudi à la reprise de plusieurs anciens sketchs et on sortait déçu de cette première en espérant des réglages d’urgence pour retrouver « la » Lemercier ».
J’oubliais. Le Palace new look ? La rénovation du mythique club seventies en salle de spectacles paraît, dans les gravats du chantier, désastreuse. Moulures pompières, moquettes sans qualité, propriétaires inexpérimentés… Pour cette première, il fallut d’abord battre le pavé pendant une heure devant la salle avant de pouvoir y entrer et constater que les travaux n’étaient pas finis et le personnel mal formé à l’accueil du public. Au même moment, sans la moindre considération pour la clientèle, les nouveaux propriétaires se faisaient photographier en famille, fiers de la devanture restaurée. A l’intérieur, les hôtesses affolées découvraient le plan de la salle, les spectateurs se chargeaient pour beaucoup eux-mêmes de leur placement. Le show tant attendu de la Mademoiselle pouvait commencer. 7 ans d’attente après les Folies Bergères, une heure de retard, cela rend sans doute exigeant…

Le président Barack Hussein Obama !

Mercredi 5 novembre 2008

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M. Obama et sa fille Sasha © Reuters

Le discours de Barack Obama à Chicago après l’annonce de son élection.

Vincent Cassel dans la peau de Mesrine

Dimanche 2 novembre 2008

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Vincent Cassel dans « Mesrine » © La petite Reine

Il était étonnant dans « Sur mes lèvres » de Jacques Audiard. Diabolique dans « Les promesses de l’ombre » de David Cronenberg, où il tenait avec une fièvre rare le rôle d’un fils maudit, refoulant une sexualité troublée par un Viggo Mortensen d’exception. Il est proprement hallucinant dans la première partie de la saga « Jacques Mesrine » du réalisateur Jean-François Richet, produit par le volcanique Thomas Langmann. Le film, c’est lui, de bout en bout dans l’évocation de la folie furieuse d’un salopard. On croirait un acteur américain au meilleur de son art, si le film n’avait pas quelques faiblesses de rythme et de réalisation, dues pour beaucoup au refus du réalisateur d’assumer l’étrange poésie que cette cavale sanguinaire et égotique recèle. Mais, ne boudons pas notre plaisir, on attend déjà la suite…

Le site des films « L’instinct de mort » et « L’ennemi public n°1″.

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