David Lescot : une jolie colonie de vacances

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David Lescot © Maison de la poésie

A y repenser, nous frôle encore le doux sentiment de mélancolie qui traverse le beau spectacle de David Lescot à la Maison de la Poésie. La Maison de la Poésie ? Le lieu, fondée par le poète Pierre Seghers, est idéal pour faire entendre cette charmante évocation de la vie d’une colonie de vacances, organisée pour les enfants de militants juifs communistes, du sortir de la guerre à l’effondrement des utopies socialistes au milieu des années 80. Muni d’une guitare et d’une voix juste, David Lescot nous raconte la vie de colo, en ne négligeant rien de son organisation et de ses principes collectivistes : « J’en ai fait un petit poème épique, parlé, chanté, scandé, qui fait le va-et-vient entre les temps de l’origine et ceux de l’extinction, entre la petite et la grande histoire. J’ai imaginé pour cela une sorte de cabaret minimaliste, pour que l’on entende aussi les chansons inoubliables que nous entonnions à l’époque, et pour lesquelles je m’accompagne d’une magnifique guitare électrique tchécoslovaque des années 60 (autant dire rare) ». Encadrement, premiers émois, doctrine sévère et mère nourricière – la célèbre Louba -, dans la petite cave de la Maison de la poésie, jeunes et plus vieux communient, la larme bientôt à l’oeil, à cette émouvante chronique. David Lescot, un jeune auteur, musicien, à suivre…

La Commission centrale de l’enfance, David Lescot, Maison de la poésie, jusqu’au 9 novembre.

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