Nous avions abandonné Wolfgang Tillmans à Berlin cet été, un peu hébété par cette rétrospective monstre et terriblement déçu que ces derniers travaux quitte un époustouflant naturalisme « brito-germanique » pour des recherches formelles loin de son paysafge d’amitiés que nous aimions tant. Il réapparaît encore pour quelques jours à Paris à la galerie Chantal Crousel pour une exposition de travaux récents qui nous ravit. Tout simplement parce que le photographe allemand, lauréat du Turner Prize en 2000, renoue avec ses affinités électives. Quel grand bonheur alors de retrouver ce militant homosexuel, écolo-sensible, critique face à la spéculation financière. Des lieux communs, vous allez me dire ? Non. Wolfgang Tillmans, par un dispositif ingénieux de « tables tournantes », dressées de photographies, de mails et de coupures de presse, nous engage dans sa réflexion et dans ses combats. Et difficile de ne pas se sentir chez soi chez lui.
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