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Les passages secrets de Jesper Just

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It will all end in tears, 2006 © Jesper Just

Un des meilleurs vidéastes européens se produit dans l’incorfort du hall d’entrée d’une galerie parisienne – celle d’Emmanuel Perrotin, protecteur de Calle, Cattelan, Delvoye, Murakami, Oppel, Trouvé, Veilhan – et les médias français n’en ont cure. Le danois Jesper Just propose pourtant trois vidéos admirables à Paris avant d’aller se faire acclamer à la Liverpool Triennal, à New-York, après Londres, Mimami, Amsterdam, Los Angeles et Copenhague où il est né en 1974.
Que voyons-nous ? Trois fascinations : une vieille femme à l’agonie; un homme perdu dans un jardin japonais, passant de la vie à la mort dans un New-York de feu d’artifices et de hurlements de chanteurs finlandais; Udo Kier, acteur fétiche de l’underground (Paul Morissey, puis Gus van Sant et Lars von Trier), en créature mi-homme, mi-femme, perdu dans un décor rococo roumain. Image stylisée, épure étrange, merveilleuses lumières nocturnes, pétales de rose et nature effrayante, Jesper Just offre des rêveries perturbantes, hypnotiques comme le passage de la foudre.

www.jesperjust.com

Jesper Just, Romantic delusions, Galerie Perrotin, 76 rue de Turenne, Paris 3, jusqu’au 14 octobre 2008.

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