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Archive pour 11 septembre 2008

New York 09 / 11 : love your enemies

Jeudi 11 septembre 2008

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World Trade Center Memorial Lights © DR

Dans le Paris-New-York de 8h25, affrété par Air France, il n’y avait personne. Plus de 200 places libres. Le personnel de bord a déplacé les passagers pour équilibrer l’avion. Peur d’une récidive ? Etrange comportement que cette date produit. Le 11 septembre. A l’arrivée à New-York, la vie bat son plein, trépidante comme je l’aime, cosmopolite, intrigante et moderne. Pourtant, ce matin, à 8h46, les cloches des églises ont sonné, rappelant l’attaque terroriste des tours jumelles du World Trade Center. Partout, des drapeaux ont fleuri, deux services à la Trinity Church, voisine, rendront hommage aux disparus. John Mc Cain, Bill Clinton, Barack Obama sont attendus sur le site, trou béant où a été bâti un mémorial de fortune, des grues tout autour. Un périmètre de sécurité en interdit l’approche, seules les familles des victimes et des pompiers en association sont autorisés à y pénétrer. Ils portent tous un ruban blanc et bistre, d’autres des t-shirts distinctifs à l’effigie d’une soeur, d’un fils, d’un ami. Qui se souvient de Veronica Torres ? Sa famille demande qu’on ne l’oublie pas…
Plus loin, des activistes tiennent haut des pancartes, demandant la vérité sur le 11 septembre et le retrait des troupes américaines. Ils sont jeunes, font du bruit. Des patriotes, étoilés, les conspuent sur le trottoir d’en face. Sur le pas de sa porte, un joaillier est au spectacle. Sur sa vitrine refaite à neuf, les images de sa boutique le jour d’après témoignent pour lui. Bientôt, les voix des opposants à la guerre sont couvertes par une chorale de mormons en habits traditionnels. Ils chantent et offrent de petits guides qui ont pour titre « Love your enemies ». Ils ne font guère recette. A la nuit tombée, deux raies de lumières bleues dans le ciel sombre et nuageux sont venues clore cette journée du souvenir. La terrasse du New Museum accueillait gracieusement les New-Yorkais pour qu’ils se recueillent ensemble…

Le site « Here is New York »

Mathieu Riboulet : ceci est mon corps

Jeudi 11 septembre 2008

Des mots, pas d’image. Juste les mots d’un auteur qui, de livre en livre, est en passe de devenir l’un des plus puissants écrivains français. Mathieu Riboulet publie chez Verdier un nouveau roman « L’amant des morts » en cette rentrée littéraire après un passage de quelques livres chez Gallimard. Pour ceux qui connaissent l’auteur, découvert par Maurice Nadeau, de « Quelqu’un s’approche », « Un sentiment océanique » ou de « Mère biscuit », c’est une confirmation, pour les autres, le livre pour découvrir l’écriture éblouissante de Mathieu Riboulet.
Ces lignes en dos de couverture résument ce texte :  » Jérôme Alleyrat avait seize ans quand son père prit l’habitude de coucher avec lui, et lui avec son père. La mère a décidé de s’enfuir. Quand il arrive à Paris, un matin de septembre 1991, il a vingt ans. À cette date, l’épidémie de sida bat son plein. Peu concerné par cet événement, tout entier concentré sur la quête d’un plaisir qui frôle l’anéantissement de soi, Jérôme est arrêté au beau milieu de son accomplissement par l’irruption sous son toit de la maladie, en l’espèce : son voisin de palier qu’il recueillera, soignera, accompagnera jusqu’à la fin. De cet épisode fondateur découlera l’orientation de sa vie tout entière. Sa trajectoire remet au centre de notre attention ce qui désormais a disparu derrière le rideau de fumée de la réification triomphante : le goût du sexe, l’élan vers l’autre, la tentation du bien… »
Fiez-vous à ces quelques phrases ou pas, mais achetez et lisez ce livre. Dès les premières pages du texte, vous serez saisis, emportés par la force de Mathieu Riboulet, sa noirceur aussi et conquis par un style unique.

Mathieu Riboulet, L’amant des morts, Verdier, 2008. Sélection France Culture / Télérama Rentrée littéraire 2008.

M’as-tu vu ? Episode 9

Jeudi 11 septembre 2008

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Mme Nicolas Sarkozy et « Michel » © Frédéric Dugit / MAXPPP

« Reste que, pour le moment, le résultat est médiocre venant d’une chanteuse dont le premier album a totalisé plus de deux millions de ventes. Les raisons sont analysables à loisir : trop de presse people, trop de proximité politique avec le président de la République, baisse générale du marché (plus de 10 % pour le premier semestre 2008), mauvaise date de lancement… Mais Naïve prévoit 200 000 ventes d’ici à Noël de Comme si de rien n’était, aidées par une vague de promotion télévisée à la rentrée. La chanteuse était chez Michel Drucker, dimanche 7 septembre, sur France 2. Elle est annoncée chez Nagui dans son émission « Taratata » (France 4) et sur Canal+. »

Querelles de chiffre pour Carla Bruni, par Véronique Mortaigne, Le Monde, 8/09/08.
La première dame vers le bac à soldes, par Gilles Renaud, Libération, 6/09/08.
Carla Bruni : droit de réponse de Naïve, par Patrick Zelnik, Libération, 11/09/08.