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Archive pour 8 septembre 2008

Castella torero : la lumière des étoiles mortes

Lundi 8 septembre 2008

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Sébastien Castella © DR

Il voulait « mettre de la folie dans les gradins » à Béziers le 15 août dernier. On en garde plutôt le souvenir d’une fête assez triste. Le vent, des toros sans allant et toutes les explications du monde… L’adage espagnol s’est vérifié une nouvelle fois : « corrida d’espectacion, corrida de decepcion ». Traduisez : « corrida de grande espérance, corrida décevante ». Mais qu’est-il arrivé à Sébastien Castella ? Espoir impétueux devenu star absolue de la corrida en 2006, il ne reste deux saisons plus tard que l’ombre de lui-même. Superbe dans son habit de lumière noir, il semble porter le deuil de sa magnificence. Des blessures, bien sûr, lui qui toréait si près des cornes, des convalescences négligées pour retrouver au plus vite le sable des arènes, la pression des impresarios et de son entourage, on peut imaginer, le succès, l’argent… Castella le Magnifique traîne aujourd’hui la patte, échoue régulièrement à l’estocade. Dépassé par José Tomas, Morante de la Puebla, Miguel Angel Perrera ou même José Maria Manzanarès II. Parfois de beaux gestes rappellent les temps anciens, les gradins soulevés de passion mais l’émotion n’est plus la même et la ferveur des aficionados s’en ressent. Nous voudrions tous vibrer, retrouver intacte la fièvre de ses grands soirs mais le feu-follet biterrois a disparu, laissant la place à un pantin timide aux cheveux longs, près du toro encore, sensible toujours mais désincarné. Sommes-nous injustes, brûlant ce que nous avons adoré ? Peut-être. Les arènes d’Arles ou du Sud-ouest lui ont claqué la porte au nez. De rage, blessé de ces mauvaises manières, Sébastien Castella a accepté un combat nîmois inutile : seul face à six toros à la féria des vendanges. Pour rivaliser avec l’ennuyeux El Juli, plus constant que lui, éternel numéro 1. « Mon cœur m’a dit de le faire. Je voulais frapper un grand coup en fin de saison. C’est une façon de répondre aux arènes qui m’ont exclu ». Espérons que ce ne sera pas le combat de trop et que ce mois de septembre annonce la résurrection du Magnifique.

Sébastien Castella face à six toros, Feria des Vendanges, Arènes de Nimes. Le 20 septembre à 17h00.

Nicolas Demorand, l’outre-mangeur

Lundi 8 septembre 2008

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© DR

C’est ce lundi que Nicolas Demorand inaugure le nouveau 18-20 de la chaîne d’information continue prisée des bobos et des esprits libres I-Télé. Le journaliste que l’on peut voir en sucettes Decaux dans Tout-Paris ou format Bouddha du Bamiyan sur la Maison de Radio France s’essaie à un pari qui peut laisser dubitatif, voire même agacer si on en juge par sa monopolisation des antennes. Cinq heures de direct par jour ! Au contraire de ses aînés multi-cumulards (Duhamel, Elkabbach, Calvi), après des débuts vociférants sur les ondes de France Inter, Nicolas Demorand séduisait par sa précision, son mordant mis au service d’une matinale énergiquement menée. Las, il semble désormais que cela ne lui suffise plus et qu’après une tentative avortée sur France 2, acoquiné au madré Serge Moati, Nicolas Demorand trouve à I-Télé les moyens de son ambition dévorante . A Jonathan Bouchet-Petersen du « Journal du Dimanche » venu l’interroger, lui demandant l’adresse de son pharmacien, il répondait : « J’ai le même que Jean-Michel Apathie, qui si j’ai bien compris, aborde cette rentrée avec six casquettes : directeur de la rédaction de RTL, chef du service politique, intervieweur du matin à la radio, chroniqueur le soir à la télé, maître de cérémonie du « Grand Jury RTL – Le Monde – LCI » et blogueur. Bien qu’on aime les entendre, on est en droit de se demander si l’un comme l’autre ne pourraient-ils pas laisser un peu de place aux autres, au nom, tiens, juste de la diversité !