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La fille de Monaco : post coïtum animal triste

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Fabrice Luchini, Louise Bourgoin, Roschdy Zem © Warner Distribution

Qu’il est fade, et peut-être un peu triste, le nouveau film d’Anne Fontaine. Malgré son casting excelsior qui, ces jours-ci, a fait le tour des médias : la-débutante-mais-tellement-étonnante Louise Bourgoin, l’infernal cabot Fabrice Luchini, l’impeccable Roschdy Zem… D’emblée, le film fixe son périmètre : Monaco, les grands hôtels du Rocher, la préciosité d’un avocat accroché au bras d’une dame, blonde, assez bête. Anne Fontaine est une cinéaste bourgeoise : à l’instar d’autres plus militants, elle fait, elle aussi, des films de classe, cherchant par le concours du scénariste Jacques Fieschi la noirceur qu’on ne trouvera jamais à feuilleter les pages du Figaro Madame
Pour le reste, on force la comédie, on est plein d’esprit, on s’encanaille dans les piscines et toilettes de discothèque, on se réveille dans le prétoire, aphone – en toujours se moquant des pauvres et des moins fortunés intellectuellement… Alors, bien sûr, Louise Bourgoin fait le job avec une candeur très convaincante. Fabrice Luchini, à sa démesure, étouffe son personnage. Roschdy Zem fait une nouvelle fois exception et offre à son personnage une profondeur magnifique : dommage qu’Anne Fontaine n’ait pas eu le courage d’en faire le personnage principal et de fixer le film dans son regard au lieu de ce produit qualité France, peu convaincant et artificiel…

La fille de Monaco, un film d’Anne Fontaine (1h35). En salles.

Une réponse à “La fille de Monaco : post coïtum animal triste”

  1. karine Papillaud dit :

    Enfin un critique de cinéma qui a du corps, mais sans fiel !

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