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Olivier Dubois, faune de scène et de sexe

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Olivier Dubois © Pascal Gely CDDS Bernand

C’est un échec total et pourtant nous étions quelques-uns prêts à le soutenir, à l’acclamer presque, je dois dire, tant son talent était irradiant dans le « Péplum » de Nasser Martin-Gousset ou dans son précédent spectacle « Tout l’or du monde ». Hortense Archambault et Vincent Baudriller ont accueilli les bras grands ouverts le danseur Olivier Dubois au festival d’Avignon, lui a choisi de se confronter à l’immense et éruptif Njinski, cherchant sans cesse dans l’histoire de la danse, matière à création. En un court-métrage et trois courts spectacles, collés les uns aux autres, il tente donc de réveiller le « Faune » mais aucune émotion ne passe : grandiloquence, maladresse, vulgarité, disons-le, font sombrer le spectacle rapidement dans le néant.
Reste une pépite diablement « Nouvelle Vague » : un film de Christophe Honoré dans lequel le réalisateur de « Dans Paris » revisite avec le concours d’Olivier Dubois ce fameux « Faune » : quatre garçons, en été, jouent au tennis entre les gares de Lyon et d’Austerlitz, espionnés par un homme encore jeune mais trop gros pour rentrer dans leur cercle immature. L’un d’eux s’enhardit et accompagne le voyeur dans un hôtel minable. Pas de sexe, mais un t-shirt de sueur payé très cher feront le bonheur mastubatoire et l’extase du Faune !

En tournée dans la France et en Europe la saison prochaine.

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