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Archive pour 3 juillet 2008

Julien Doré, l’erstaz de convoitise

Jeudi 3 juillet 2008

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Julien Doré © L’Express Style

Qu’y a-t-il à retenir de l’album tant attendu de Julien Doré ? Pas grand chose. Beaucoup de bruit, de pose et d’encre pour rien. Un peu de talent, encore de l’humour pour emballer une production à la hauteur des enjeux économiques, bien sûr. Pourtant, les chansons se fanent les unes derrières les autres. Des notes de déjà entendu, tellement désinvoltes, calculées au millimètre près du bon goût qu’on en reste sur sa faim. Désolé, le garçon a du charme, une race et de jolis refrains mais tout cela tourne à vide comme ses portraits de papiers glacés où il sert de porte-manteau à tout ce que la France compte de créateurs mode…

Singing with Arthur H

Jeudi 3 juillet 2008

Naturellement il est un homme du monde. Je l’avais quelque peu abandonné ces dernières années à sa « Négresse blanche » et voilà qu’il revient avec un album magnifique intitulé « L’homme du monde » qui le place parmi les meilleurs éléments de la nouvelle chanson française. Je ne reviendrai pas sur sa lignée (à laquelle il rend un subtil hommage sur le titre « Cosmonautes père et fils »), juste marquer d’un court signe la sortie de ce bel album. Bien sûr, « Dancing with Madonna », hilarante parodie de la dame qui a quatre minutes pour sauver le monde, que l’on entend sur quelques radios mais surtout les chansons « Si tu m’aimes », « Naissance d’un soleil », « Mon nom est Kevin B. ». Elégance des compositions et orchestrations, texte à la malice déroutante, voix de crooner en harmonie : une réussite jusque dans la pochette du disque réalisée par Laurent Seroussi !

L’homme du monde, Arthur H (Polydor)
En tournée dans toute la France cet été et à l’automne.

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Arthur H © DR

Les belles mécaniques de Mathias Malzieu

Jeudi 3 juillet 2008

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© DR

Je suis passé à côté cet automne et je le découvre avec un retard qui n’a d’égal que le plaisir à le passer en boucle. Le disque a traîné parmi tant d’autres et, par le plus simple des hasards, est réapparu sur la pile. Impossible d’en décoller l’oreille désormais. Un travail remarquable où toute une troupe donne le meilleur d’elle-même emmenée par la maestria de Mathias Malzieu et son groupe Dionysos : Emilie Loizeau, Olivia Ruiz, Grand Corps Malade, Arthur H et, excusez du peu, Jean Rochefort, Rossy de Palma et Eric Cantona en guest-stars. L’histoire à vous de la découvrir : il est, entre autres, question d’un coeur fragile amoureux de la délicieuse Miss Acacias, défié par le dangereux Joe, bientôt borgne mais pas pour autant moins amoureux. Et encore d’un singulier hamster prénommé Cunnilingus qui semble faire le bonheur des dames !
Aux dernières nouvelles, Mathias Malzieu travaille avec Luc Besson à l’animation de ses beaux personnages enchantés pour un film à venir en 2009 ou 2010. Déjà, une pointe d’impatience !

La mécanique du coeur, Dionysos, 2007 (CD Barclay)
La mécanique du coeur, un roman de Mathias Malzieu, (Flammarion, 2007)

Son excellence monsieur mon voisin

Jeudi 3 juillet 2008

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André Manoukian © Paris Première

Combien connaissons-nous d’André Manoukian ? L’homme de divertissement à la télévision ? Le pianiste pédagogue ? Le ping-pongiste amusant de Libération ? Le mélodiste astucieux des rares et belles chansons de Liane Foly avant qu’elle ne sombre dans la variété de baloche ? L’auteur d’une maladroite « Mécanique des fluides » aux Editions Michel Lafon ? Mon voisin, admirateur secret de Christian Oster, Gilles Deleuze et Jean-Philippe Toussaint ? Il en apparaît aujourd’hui un nouveau. Ou est-ce simplement une bienheureuse réapparition ? André Manoukian sort ces jours-ci un album instrumental, classé dans les bacs au rayon jazz. Son titre ? Inkala. Douze variations mélodieuses et easy listening sur des thèmes arméniens traditionnels arrangés par Manoukian qui retrouve ici ses premières amours de pianiste. Cela sonne juste, cela sonne bien dans la simplicité d’une soirée d’été.

Inkala, André Manoukian, 2008 (EMI)