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Ce profond ennui qui nous vient d’Alec Soth

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© Alec Soth / Magnum photos.

Il y avait foule – chic et snob, enroulée dans des écharpes Dries Van Noten, le regard caché derrière les dernières Persol® – au vernissage cumulé des expositions du famous Alec Soth et de la délicieuse Valérie Mréjen au jeu de Paume. Du premier, parmi les derniers photographes actuels à rejoindre la très sélective agence Magnum, la rumeur, après son « Fashion magazine » de l’automne 2007, annonçait une exposition de premier plan ; de la seconde, on lisait les livres (précipitez sur ses récits (Eau sauvage, Mon grand-père) aux Editions Allia, jusqu’au dernier « Pork and Milk, consacré aux juifs orthodoxes en rupture de ban) et suivait le travail avec un intérêt grandissant. Bilan du match : Mréjen : 3 / Soth : 0. Là où la plasticienne française vous entraîne dans son quotidien rempli d’obsessions intellectuelles et originelles, l’oeil ultra-distancié d’Alec Soth congèle les émotions. Est-ce la conséquence d’un accrochage malheureux ? Les photographies d’Alec Soth ne trouvent dans cette exposition aucun relief, accumulation de scènes d’une humanité triste à pleurer, ennuyeuse au point de passer d’une photographie l’autre sans la moindre étincelle.

La place de la Concorde, Valérie Mréjen ; L’espace entre nous, Alec Soth, Jeu de Paume (Site Concorde), jusqu’au 15 juin 2008

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