Auschwitz : la nuit juste après les forêts

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Le camp Auschwitz – Birkenau © DR

« Je cherche la région cruciale de l’âme où le mal absolu s’oppose à la fraternité » André Malraux.

Rien. Il n’y a rien à ajouter à tout ce qui a été dit, écrit ou filmé. Je rentre épuisé de cette journée dans le vent glacé d’Auschwitz et de Birkenau. Cracovie – Auschwitz – Birkenau : un voyage au travers de forêts et de villages lugubres qui n’a finalement rien d’une aventure. Tout arrive, pas après pas, de l’horreur connue par les livres et les films : les bâtiments de briques rouges, l’inscription « arbeit macht frei » à l’entrée du camp, les montagnes de chaussures, lunettes et valises abandonnées par les déportés juifs, tziganes, homosexuels, résistants, le remarquable « pavillon » français inauguré en novembre 2005 par le Président Jacques Chirac et Mme Simone Veil, retraçant les heures les plus sombres de la collaboration française, la tour d’observation de Birkenau et ses rails du chemin sans retour. A Birkenau, dans les heures suivant la défaite, les SS ont détruit les chambres à gaz. Leurs ruines sont restées en l’état autour du monument commémoratif où vient se recueillir le monde tout entier. A Auschwitz, il reste une de ces chambres d’extermination, adossée à un four crématoire. Une pièce vide aux murs lépreux, quelques bougies et des bouquets de fleurs, la terreur de l’humanité perdue est ici. Dans le silence, on entend encore les cris de plus d’un million et demi d’hommes et femmes dans la nuit du monde.

Une réponse à “Auschwitz : la nuit juste après les forêts”

  1. Salut,

    Petit message en découvrant ce blog…

    A+
    Amicalement,
    Stéphane.

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