Souvenirs de l’Académie espagnole

Tant de convoitises autour de l’Académie de France à Rome ! Après le hold-up manqué de Georges-Marc Benamou et l’opération de résistance menée tambour battant par Olivier Poivre d’Arvor et une ligue de pétitionnaires de haut vol, le bal des prétendants a rouvert. Sur injonction présidentielle, c’est au sarkozien Hugues Gall, ancien président de l’Opéra de Paris, entouré d’une commission ad hoc qu’il reviendra d’auditionner les candidats et de faire des propositions à la ministre de la Culture, ranimée rue de Valois depuis l’échec de la droite aux municipales. L’affaire a été commentée dans de nombreux médias et particulièrement bien par Le Figaro qui y consacrait ce samedi une enquête intéressante dans son supplément culturel. Pour en savoir davantage, je ne saurai trop vous recommander la lecture de « L’Incognito » d’Hervé Guibert (Gallimard), un roman à clés facétieux, tiré de ses deux années passées aux côtés du poète belge Eugène Savitzkaya à la Villa Médicis, rebaptisée avec humour « l’Académie espagnole ». Vous aurez, entre les mains, un témoignage de première main – de première méchanceté ? – sur la vie de quelques heureux pensionnaires sur les hauteurs de Rome au temps de Jean-Marie Drot…

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La Villa Médicis sous le soleil romain © DR

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