Pour saluer Edouard Levé

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La Blessure (série Transferts), Edouard Levé, 2004 © Galerie Loevenbruck

Il était à coup sûr l’un des photographes les plus intéressants de sa génération, doublé d’un écrivain et d’un plasticien doué. Il s’est donné la mort en janvier dernier, laissant quelques jours plus tôt un livre nommé « Suicide » à son éditeur, POL. Cette mort voulue, j’allais dire orchestrée, a sans doute à voir avec une infinie tristesse à vivre, mais la manière de signer ce geste témoigne d’une exigence désespérée qui nous fera longtemps regretter le plaisir de ne plus être transporté par les nouvelles créations d’Edouard Levé. Ses amis de la galerie Loevenbruck lui rendent ces jours-ci hommage en proposant une rétrospective, semaine après semaine, de ses principales séries (Quotidien, Pornographie, Homonymes, Fictions). Il faut s’y précipiter et découvrir avec respect ce talent rongé par ses propres « Angoisse »…

Hommage à Edouard Levé, Galerie Loevenbruck, jusqu’au 10 mai 2008.

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