Une féria d’Arles sans soleils

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José Maria Manzaneres © Frédéric Speich

On aura beau dire, on aura beau faire les autruches en déplorant un week-end de Pâques cette année très précoce : les deux premières courses de la Féria de Pâques en Arles ne laisseront pas un souvenir impérissable aux aficionados qui avaient fait le déplacement pour jauger de la bonne forme de leur toréro favori avant les grands rendez-vous de la Pentecôte et de l’été.
Accueilli dans un vent glacial et par une pluie menaçante, rangé comme des sardines par l’épicier Jalabert, il fallait du courage pour tenir plus de deux heures face au peu d’allant des toros qui laissaient Juan Bautista pourtant auréolé d’un portrait par Francis Marmande dans Le Monde, Joselito Adame, José Maria Manzaneres, El Cid comme désarmés. Enrique Ponce et El Juli tirèrent avec professionnalisme quelques passes habiles à leurs toros, mais d’incandescence et de ferveur dans les arènes arlésiennes, il n’y en eut pas… Qu’à cela ne tienne, de nouvelles promesses de bonheur tauromachique déjà nous attendent et notamment le mano à mano José Tomas / Sébastien Castella dans les arènes de Nîmes à la Feria de Pentecôte… Avec eux, la magie souvent opère…

A noter la création d’un Observatoire des cultures taurines, emmené par André Viard, Francis Wolff et quelques autres (Michel Vauzelle, président de la région PACA, Hervé Schiavetti, maire d’Arles) pour ne pas laisser l’Alliance anti-corrida tenir le haut du pavé et réussir à interdire l’accès des corridas aux mineurs.

Une réponse à “Une féria d’Arles sans soleils”

  1. DOLADILLE dit :

    ANTONIO ORDÓÑEZ

    On peut admettre que le seul reproche qui puisse être fait à ANTONIO ORDÓÑEZ est celui de son inconstance.

    Tous les aficionados auraient voulu qu’il soit fidèle à lui-même tout au long d’une carrière s’étirant sur trois décennies. Car si celle-ci a atteint bien souvent des sommets, elle a également connu des décrochements dramatiques et des flottements incompréhensibles.

    Maintes fois châtié par la corne il est revenu chaque fois tel un Phénix pour délivrer le toreo le plus classique qui soit.

    S’il forma avec Luis Miguel DOMINGUIN un duo savamment orchestré décrit par son ami Ernest HEMINGWAY, jamais sa route ne croisa celle d’un autre torero adulé des publics, Manuel Benitez « EL CORDOBES ».

    Aucun autre torero de son époque ne peut lui être donné comme rival tant il les surclassa tous.

    Fils du NIÑO DE LA PALMA, fondateur de la dynastie représentée encore aujourd’hui par ses petits-fils Francisco et Cayetano, il en est assurément le diamant le plus éclatant.

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