Keith Haring : Happy Valentine, New-York !

C’est un temps que nous ne connaîtrons jamais, une époque révolue, une atmosphère disparue. Pour ceux qui n’en sont pas morts, elle est une nostalgie définitive. Au-delà de la performance, la vaste exposition des œuvres de Keith Haring au Musée d’art contemporain de Lyon, la plus importante jamais organisée en France, vaut pour ce qu’elle ne parvient pas du tout à montrer parce que bien trop timide et surtout trop occupée à démontrer que le talent de Keith Haring renvoie aux plus grands (Picasso, Pollock) ou à la mythologie ancienne. Ce qui manque ? L’extraordinaire et incessante vitalité créatrice du New York 1980 qui a fait de Keith Haring ou de Jean-Michel Basquiat deux de ses plus beaux enfants. Avant eux, il y avait eu Andy Warhol et sa Factory. Il sera leur parrain, les encouragera face à un monde de l’art effrayé par ces garçons des rues. Le sida, la drogue les emportent très tôt, leurs œuvres comme des comètes sont des plus populaires aujourd’hui. Et ce n’est que justice. Alors, leur ancienne amie de galère, Madonna, peut continuer de chanter pour eux : « No other city ever made me glad except New York / I love New-York »…

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Keith Haring et Jean-Michel Basquiat, au Club 57 © Estate of Keith Haring.

The Keith Haring Foundation
Rétrospective Keith Haring, Musée d’art contemporain de Lyon, jusqu’au 29 juin 2008.

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