GQ belle gueule !

Masculin, beau et intelligent ! La publicité, accrochée à tous les kiosques parisiens, laissait dubitatif. Le pari d’une version française du masculin QG paraissait difficile à tenter tant l‘« anglo-saxon touch » du mensuel semblait une marque déposée des éditions américaines et anglaises… Enfin, un masculin pas fondamentalement gay, pas complètement hétéro-plouc, offrant des dressings abordables, des articles moquant nos fashion-attitudes, des sommaires truffés de bons sujets !
Alors, on voyait mal Anne Boulay, l’ancienne rédactrice de l’insupportable « Air France Madame » et sans doute des plus mauvaises et surfaites pages « mode » du Nouvel Observateur (pire encore que les tentations de la Righini) y parvenir. Avouons, stupéfait, que le premier numéro tient la route. Signé de bons pigistes, épaulés par quelques anciens de Libération dont le rédacteur en chef, Emmanuel Poncet, ce french GQ a de l’allure : interview Beigebder / Bayrou qu’on lit de bout en bout, dossier sur les connivences sentimentales du microscosme politico-médiatique, pages culturelles en bonne forme. Ce premier numéro a été tiré à 450 000 exemplaires, nul doute que vous en trouverez un en vente près de chez vous !

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