L’éblouissement Y. Z. Kami

Souvenirs qui reviennent maintenant de la Biennale de Venise 2007. D’abord ce sentiment que les artistes de pays en chaos avaient vraiment plus à dire que certains de nos artistes en cocon. Y.Z. Kami paraît, sans conteste, de ceux-la. Né à Téhéran en 1956, après des études de philosophie à Berkeley (Californie) et à la Sorbonne, il vit et travaille aujourd’hui à New York.
Au coeur de l’exposition internationale « Think with the senses, feel with the mind », ses portraits d’hommes et de femmes doucement d’aujourd’hui, de religieux en costume d’obédience avaient la beauté rare des Egyptiens du Fayum. La simplicité de cette peinture – une chemise ouverte sur le cou d’un adolescent, les yeux fermés – donnait de l’air à cette exposition monumentale, malade de la perte des sens occidentaux. Aériens, les portraits de Y. Z. Kami nous venaient au cœur. Eblouissement.

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© Gagosian Gallery

The Gagosian Gallery, New York

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