« Si la photo est bonne / Qu’on m’amène ce jeune homme / Ce fils de rien, ce tout et pire / Cette crapule au doux sourire / Ce grand gars au cœur tendre / Qu’on n’a pas su comprendre… » chantait, taquine, Barbara en femme de président. Jackie Kennedy, dans son tailleur rose sang, aurait-elle pu chanter cette cantate ? Beau visage, même amoché par la police, que celui de Lee Harvey Oswald, assassin présumé du président Kennedy à Dallas en 1963.
Dans un film intéressant de Robert Stone, Arte revenait hier soir avec des témoignages de première main (Dan Rather, Gary Hart, Norman Mailer) sur les différentes théories de complot (Fidel Castro, la CIA ou le KGB ?) qui prolifèrent depuis les conclusions de la commission Warren. Enquête balistique (balle unique ou balle magique ?), investigations de tout genre, confessions d’intimes, ralenti du film amateur d’Abraham Zaprude : toutes les spéculations étaient passées en revue.
Depuis plus de quarante ans, les théories se succèdent : celle de la conspiration n’a jamais été prouvée mais 70 % des Américains y croient. Mais ce qui marque le plus dans ce document, c’est la violence de toutes ces morts en direct : JFK, puis Lee Harvey Oswald par Jack Ruby et enfin, celle du frère Kennedy, Robert, en pleine ascension vers le Capitole…

Lee Harvey Oswald © DR
Kennedy – Oswald : le fantôme d’un assassinat, un film de Robert Stone (Etats-Unis, 2007, 82mn), sur Arte (rediffusion le 12 janvier à 14h00)
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