Marseille, cité radieuse

J’avais très envie de revenir à Marseille, voir le soleil d’hiver sur la Canebière, baignant l’Estaque et le fort Saint-Jean. Descendre les escaliers de la gare Saint-Charles en pensant à Montand dans « Trois places pour le 26 », le dernier film de Jacques Demy. Cette ville passionnante que Jean-Claude Izzo me fit découvrir peu de temps avant sa mort. Sa femme, Catherine, y vit toujours entre deux voyages qui la mène de par le monde.
Nous avions rendez-vous sans nous le dire à la très intrigante Cité radieuse – Le Corbusier, où elle expose une série de photographies à la galerie Imbernon. De très petits formats, à son habitude, comme un voyage hypnotique dans Marseille, qu’on croirait abandonné. Catherine Izzo nous fait découvrir, par ses photographies, un Marseille en « détails » qu’elle nomme « Traversée ». De très belles manières que confirme la parution ce mois-ci d’un livre « Vous toucher » co-signé avec l’écrivain-traducteur Claude Bleton. Je vous en livre ici les premières lignes : « Elle marchait sous les platanes de l’avenue. Il arrivait en sens inverse. Ils allaient se croiser quand soudain elle s’est approchée, a tendu le bras et dit : « Pardon monsieur, est-ce que je peux vous toucher ? »

Le site de Catherine Izzo : http://passevue.com
Claude Bleton (texte), Catherine Izzo (photographies), « Vous toucher », Collection Collatéral, Editions Le bec en l’air.
« Traversées. Marseille, 26 septembre 2003, 18h15 – 19h26 ». galerie Katia Imbernon. Unité d’habitation Le Corbusier, 3ème rue, Marseille.

2 Réponses à “Marseille, cité radieuse”

  1. Au hasard zigzaguant de lectures de blogs, un titre qui frappe, attire, surprend, rassure, me voilà, là, à lire ce petit billet sur l’exposition de Catherine Izzo à La galerie Katia Imbernon.
    J’ai cliqué car j’habite à Marseille, j’aime la terrasse de la cité radieuse, j’ai croisé il y a longtemps, katia Imbernon. J’au d’autres billets, je me demande qui vous êtes, dans votre écriture élégante, parfois ironique, parfois touchante, je reviendrai par ici, en voisine de blog…

    Catherine

  2. Etes-vous Le Voisin qui m’a écrit son étonnement fondamental?

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