Mais c’est la mort qui t’a assassiné…

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Tout lâché, séance tenante. Remettre à plus tard la note sur les carnets de Michèle Cotta, le documentaire d’Yves Jeuland sur Georges Marchais et la soirée des 400 000 du Point. La nouvelle est tombée en début de soirée. Elle nous saisit, comme elle raidit les médias, pas préparés à la fulgurance de cette mort. Sur i-télé, Thomas Hughes annonce : « nous venons d’apprendre la mort de Fred Chichin, guitariste des Rita Mitsouko, ce matin, à l’âge de 53 ans ». Pas de nécrologie en boîte pour les rockers, juste la promesse de rediffusion de concert plus tard sur d’autres chaînes de télévision et de radio. Dans la nuit. Sentiment d’abandon et salut à l’éternité. L’homme derrière Catherine Ringer est parti. Choc. On imagine, pour elle qu’on nomme enfin « compagne », le hurlement de cet abandon (« le mariage n’est pas jeu d’enfant », chante-elle dans « Variety », album sombre et prémonitoire à bien d’un titre, sorti au printemps 2007). On pense aussi au viatique que ce duo métaphorique fut pour nous. Pas envie, ce soir, de revenir sur leurs dernières déclarations que l’on trouvait vraiment réactionnaires. Du révolutionnaire « Marcia Baïla » au récent « Communiqueur d’amour », les Rita nous ont accompagnés vers l’âge adulte. Jamais vus sur scène, mais leurs chansons restent à jamais sur le chemin de notre vie. Comme encore dire que notre jeunesse s’enfuit…

« Personne pour me dire /
Quoi faire de ma vie /
Personne pour me voir /
Soupirer, pleurer, chanter /
Dépasser les regrets /
Et me transformer…
Oui, gros chantier /
Je suis la singer Ringer/
Oui, très gros chantier…
J’ai un rendez-vous important /
Avec moi-même prendre du temps /
Faire un réglage /
Une révision /
Oui, ca va être bon… »

www.ritamitsouko.com

Une réponse à “Mais c’est la mort qui t’a assassiné…”

  1. Emmanuel dit :

    Un commentaire? Oui, non, j’hésite, on va me lire, se rendre compte de l’imposture. Et puis j’y vais, après tout, l’auteur est un ami, il comprendra la tentative. Il se dira que le garçon est sensible, qu’il aura été touché par le texte. Il aura raison, car le texte est beau, de ceux qui vous donnent envie d’écrire un commentaire. Alors voila, j’écris mon commentaire. J’ai l’impression de prendre la parole devant un amphithéâtre rempli de jeunes érudits prés à juger chacune de mes phrases.
    Attention, voici mon commentaire, il est là, prêt à être « posté », à vos marques, prêts:

    (Je m’éclaircis la voix)
    « Bravo, Serge, pour la décision que tu viens de prendre, celle d’écrire. Je suis très heureux, depuis que j’attendais ça, je ne crois pas être le seul ».

    Voila,euh…c’était mon commentaire.

    A trés vite.

    E.

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