Becs de lièvre…

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Cinéma anglo-saxon encore et toujours. On projetait hier en avant-première à l’UGC Ciné-Cité Bercy devant un public de cheveux gras, manga dans la poche de baggys usés, rongeurs de pop-corn king size arrosés de minute maid en demi-litre, le nouveau film de James Gray « La nuit nous appartient ». Quelques jours après le polar splendide et vénéneux de David Cronenberg « Les promesses de l’ombre » – un film à vous empêcher de vous asseoir tranquillement sur le fauteuil de votre coiffeur de quartier (Garçon coiffeur, 19 rue Clauzel, Paris 9 : 01 42 82 00 72. Demandez Patrick. Drôle et silencieux, adepte d’Acqua di Parma), la mafia russe est décidément partout et dit une nouvelle idée de la guerre froide. Mais le plus singulier est certainement ces deux acteurs idéaux aux becs de lièvre : Joaquin Phoenix et Viggo Mortensen (photo), jumeaux de rédemption, qui portent la vérité et la puissance de ces deux films. James Gray et David Cronenberg n’ont pas peur de leur faire incarner la part la plus violente de notre imaginaire et la plus sentimentale de nos émois. Avec Tommy Lee Jones, remarquable en père « lost in translation » dans le film de Paul Haggis « Dans la vallée d‘Elah », ils forment le trio de tête de notre novembre au cinéma.

Une réponse à “Becs de lièvre…”

  1. karine Papillaud dit :

    Après m’être bien imprudemment risquée à voir Chrysalis, un polar grotesque mené tant bien que mal par Dupontel, j’ai eu aussi beaucoup de plaisir à voir la Nuit nous appartient. Comme quoi, la chirurgie peut être miraculeuse.

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